Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour
XIIe siècle (≈ 1250)
Partie la plus ancienne du bâtiment.
XIIIe–XIVe siècle
Construction du corps de logis
Construction du corps de logis
XIIIe–XIVe siècle (≈ 1450)
Achèvement au XIVe siècle.
1911
Achat par Henri Martin
Achat par Henri Martin
1911 (≈ 1911)
Peintre postimpressionniste en devient propriétaire.
1923
Classement monument historique
Classement monument historique
1923 (≈ 1923)
Protection officielle du bâtiment.
1951
Achat par André Breton
Achat par André Breton
1951 (≈ 1951)
Devenue lieu de rencontre surréaliste.
2017
Label Maison des Illustres
Label Maison des Illustres
2017 (≈ 2017)
Reconnaissance patrimoniale nationale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Immeuble : classement par arrêté du 7 juillet 1923
Personnages clés
| Henri Martin - Peintre postimpressionniste |
Propriétaire de 1911 à 1943. |
| André Breton - Poète et théoricien du surréalisme |
Propriétaire à partir de 1951. |
| Elisa Breton - Épouse d’André Breton |
Cogestionnaire du lieu jusqu’en 1992. |
| Max Ernst - Artiste surréaliste |
Fréquentait la maison dans les années 1950–1960. |
| Juliette Gréco - Chanteuse et muse |
Invitée parmi les artistes surréalistes. |
Origine et histoire
La maison André Breton, également appelée « Auberge des Mariniers » ou « Maison Henri Martin », est la plus ancienne bâtisse du village médiéval de Saint-Cirq-Lapopie, perché sur une falaise dominant le Lot. Construite au XIVe siècle, sa tour date du XIIe, tandis que sa façade, probablement remaniée au XVIIIe siècle, arbore des fenêtres à meneaux et une tour pigeonnier carrée. À l’origine défensive, elle abritait des chevaliers au Moyen Âge avant de devenir une auberge pour les marins du Lot, d’où son surnom.
Au début du XXe siècle, le peintre postimpressionniste Henri Martin (1880–1943) acquiert la maison en 1911 et y réalise plusieurs œuvres représentant le village et ses alentours. Après sa mort, le poète André Breton, figure majeure du surréalisme, l’achète en 1951. Avec son épouse Elisa, il en fait un lieu de rencontre pour les artistes du mouvement, comme Max Ernst, Man Ray ou Juliette Gréco, organisant expositions et revues littéraires jusqu’à sa mort en 1966.
Classée monument historique dès 1923, la maison est aujourd’hui propriété de la municipalité de Saint-Cirq-Lapopie. Depuis 2016, elle abrite un Centre international du surréalisme et de la citoyenneté mondiale, après une réhabilitation en 2022 visant à réunir la maison Breton avec la maison Rignault et ses jardins. Labellisée Maison des Illustres en 2017, elle accueille résidences d’artistes et expositions, perpétuant l’héritage culturel du lieu.
La demeure doit son nom à André Breton, qui découvrit le village en 1950 lors de l’inauguration de la Route sans frontières, un projet pacifiste post-Seconde Guerre mondiale. Séduit par son « enchantement » poétique, il y écrivit une déclaration lyrique dans le livre d’or du village, comparant Saint-Cirq à une « rose impossible dans la nuit ». Après sa disparition, sa fille Aube hérita du lieu, avant que la municipalité n’en prenne la gestion pour en faire un site patrimonial ouvert au public.