Frise chronologique
1743-1746
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
1743-1746 (≈ 1745)
Réalisé par Étienne Regnault d’après Legrand l’Aîné.
5 décembre 1996
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
5 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection des façades et toitures correspondantes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rues et toitures correspondantes (cad. 02 : 03 AK 11) : inscription par arrêté du 5 décembre 1996
Personnages clés
| Étienne Regnault - Maître maçon |
Constructeur de l’immeuble pour son usage. |
| Legrand l’Aîné - Architecte |
Auteur des plans de l’immeuble. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 73 rue Montorgueil, à l’angle de la rue Léopold-Bellan dans le 2e arrondissement de Paris, est un édifice emblématique de la première moitié du XVIIIe siècle. Construit entre 1743 et 1746, il illustre le style Rocaille, courant artistique marqué par des ornements asymétriques et des courbes élégantes, typiques de l’époque Louis XV. Cet immeuble de rapport, conçu comme résidence bourgeoise, reflète l’essor de l’architecture civile parisienne sous l’Ancien Régime.
L’immeuble a été érigé par le maître maçon Étienne Regnault pour son usage personnel, selon les plans de l’architecte Legrand l’Aîné. Sa construction s’inscrit dans une période de transformation urbaine à Paris, où les hôtels particuliers et immeubles de rapport se multiplient pour répondre aux besoins d’une élite sociale en expansion. Les façades sur rues et les toitures, protégées depuis 1996, témoignent de la qualité de sa réalisation et de son importance patrimoniale.
Classé comme monument historique, cet édifice incarne à la fois une réalisation technique et un symbole du goût architectural du XVIIIe siècle. Sa localisation dans le quartier Montorgueil, alors en pleine mutation, souligne son rôle dans l’évolution du paysage urbain parisien. Les éléments protégés, notamment les façades et toitures, conservent des détails stylistiques caractéristiques de la période, comme les modénatures et les décors sculptés.
La propriété de l’immeuble appartient aujourd’hui à la commune de Paris. Son inscription à l’inventaire des monuments historiques en 1996 a permis de préserver un témoignage rare de l’architecture civile du siècle des Lumières, tout en intégrant le bâtiment dans le patrimoine collectif de la capitale. La précision de sa localisation, évaluée comme « passable » (note 5/10), rappelle les défis de la documentation historique pour les édifices anciens.