Construction des façades sur cour 1620 (≈ 1620)
Vestiges des trois maisons originales conservés.
1759
Achat par Pierre de Rozel
Achat par Pierre de Rozel 1759 (≈ 1759)
Magistrat nîmois devient propriétaire.
1773
Reconstruction de l'édifice
Reconstruction de l'édifice 1773 (≈ 1773)
Travaux majeurs initiés par Rozel.
1774
Façades sur rue reconstruites
Façades sur rue reconstruites 1774 (≈ 1774)
Traitement unifié des deux rues.
1984
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1984 (≈ 1984)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rues et sur cour (cad. EY 657) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
Pierre de Rozel - Magistrat et propriétaire
Acheteur en 1759, initie la reconstruction.
Origine et histoire
L’Hôtel de Rozel est un édifice civil emblématique de Nîmes, situé au croisement de la rue de la Violette et de la rue Régale. Construit partiellement au XVIIe siècle (façades sur cour datées de 1620), il a été profondément remanié au XVIIIe siècle, notamment en 1774 pour ses façades sur rue. Son architecture se distingue par un traitement unifié des deux rues, grâce à leur angle ouvert, et par des détails ornementaux soignés : médaillon ovale sur le portail, balcon en fer forgé, et chapiteaux corinthiens encadrant l’entrée de la cage d’escalier.
L’histoire du bâtiment est marquée par son acquisition en 1759 par Pierre de Rozel, magistrat nîmois, suivi d’une reconstruction en 1773. Les façades et toitures, d’une grande régularité, sont inscrites aux monuments historiques depuis 1984. À l’intérieur, la cour révèle des éléments décoratifs remarquables : arcs en anse de panier, trumeau orné de motifs végétaux, et une statue antique en marbre incrustée dans le mur. Ces caractéristiques illustrent l’influence des styles classique et baroque dans l’urbanisme provençal de l’époque.
Le portail, en pierre de taille, s’ouvre sous un arc en anse de panier surmonté d’un cartouche décoré de volutes et de guirlandes. La clef de voûte arbore un médaillon ovale encadré de rubans, tandis que le balcon, soutenu par des consoles sculptées de chutes de bourgeons, domine la rue. À l’arrière, les façades sur cour conservent des vestiges des trois maisons originales, dont une porte corinthienne et des écoinçons ornés de marguerites. Ces détails témoignent du savoir-faire artisanal local et du statut social des propriétaires successifs.
L’édifice intègre également des éléments antiques, comme une statue en marbre blanc représentant un personnage en tunique, insérée dans le mur de la rue Régale. Ce mélange d’époques reflète la richesse historique de Nîmes, où l’héritage romain côtoie les réalisations des siècles classiques. Aujourd’hui, l’Hôtel de Rozel reste un exemple préservé de l’architecture civile du Languedoc-Roussillon, accessible depuis la base Mérimée et mis en valeur par l’office de tourisme local.