Immeuble

  • 68240 Kaysersberg Vignoble
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Crédit photo : © Ralph Hammann - Wikimedia Commons - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1518
Mariage de Reinhard Wid
1521
Construction de l'immeuble
1523
Cheminée Renaissance
1708
Transformation en hôtellerie
1966
Restauration de l'édifice
1985
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades, toitures et cheminée datée 1523 conservée au premier étage (cad. 4 60) : inscription par arrêté du 15 novembre 1985

Personnages clés

Reinhard Wid Patricien originaire de Colmar, propriétaire de mines d’argent et commanditaire de l'immeuble.
Maria Burckhart Épouse de Reinhard Wid, dont le mariage lui permit de devenir bourgeois de Kaysersberg.
Hans Michel Seyfer Hôtelier ayant transformé le corps de logis nord en hôtellerie en 1708.

Origine et histoire

Immeuble à trois corps de bâtiments situés 62, 64 et 66, rue du Général-de-Gaulle à Kaysersberg, cet édifice a été construit en 1521 pour le patricien Reinhard Wid, originaire de Colmar et propriétaire de mines d’argent à Sainte-Marie-aux-Mines, devenu bourgeois de Kaysersberg par son mariage en 1518 avec Maria Burckhart. Une dalle datée de 1521, placée au‑dessus du passage d’entrée du n°62, porte l’écu des Wid et les écus jumelés des Krus et des Burckhart ; la même date figure sur la porte côté cour du rez‑de‑chaussée du n°66. Dans la grande salle du premier étage, la cheminée datée de 1523, ornée des écus des Wid et des Burckhart, présente le plus ancien décor Renaissance connu en Alsace. Sur la porte de la deuxième tourelle, côté n°64, apparaît un écu réunissant les armes des Burckhart et des Krus. En 1708, le corps de logis nord (n°66) fut transformé en hôtellerie sous l’enseigne Au Pied de Boeuf ; l’hôtelier Hans Michel Seyfer fit en 1715 supprimer le blason jumelé (probablement des Burckhart) sur la porte de la tourelle d’escalier du n°66 et y fit graver ses initiales et la date. Entre 1815 et 1818, l’édifice servit de cantonnement aux troupes autrichiennes, ce qui lui valut le surnom de « caserne ». L’hôtellerie prit ensuite le nom de Lion d’or, qui demeure celui du restaurant actuel du bâtiment 66. Les deux autres corps (62‑64), acquis par la ville après la guerre, abritent aujourd’hui les locaux de l’Association des viticulteurs et le musée de Kaysersberg. D’une dépendance postérieure, endommagée par les bombardements, ne subsistent que des vestiges. L’ensemble de l’édifice a été restauré en 1966 : les anciennes portes cochères ont été rétablies côté cour et les toits remis en état, tandis que quelques baies du rez‑de‑chaussée sur la rue ne correspondent plus à l’état d’origine. Le bâtiment sis au 66, rue du Général‑de‑Gaulle est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1985.

Liens externes