Construction des voûtes médiévales vers 1500 (≈ 1500)
Voûtes de la boutique détruites en 1993.
vers 1547
Édification de la tour
Édification de la tour vers 1547 (≈ 1547)
Tour hexagonale par Jean Roguier, capitoul.
1724
Inscription de M. Caranou
Inscription de M. Caranou 1724 (≈ 1724)
Ancien capitoul mentionné sur façade.
début XVIIIe siècle
Rebâtiment des élévations
Rebâtiment des élévations début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Façades sur rue et cour refaites.
1979
Protection des façades
Protection des façades 1979 (≈ 1979)
Inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.
1993
Destruction des voûtes
Destruction des voûtes 1993 (≈ 1993)
Voûtes médiévales de la boutique supprimées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur la rue et sur la cour intérieure (cad. AB 642, 643, 644) : inscription par arrêté du 2 novembre 1979
Personnages clés
Jean Roguier - Capitoul de Toulouse
Constructeur de la tour vers 1550.
M. Caranou - Ancien capitoul
Mentionné dans l’inscription de 1724.
Origine et histoire
L’immeuble situé au 30 rue Saint-Rome à Toulouse est un ensemble architectural marqué par deux périodes de construction majeures : le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. Les bâtiments, organisés en L, s’articulent autour d’une cour intérieure accessible par deux entrées, l’une sur la rue Saint-Rome, l’autre sur la rue Baour-Lormian. La façade sur la rue Saint-Rome présente une arcade centrale encadrée d’une porte bâtarde et d’une porte cochère surmontée d’une fenêtre d’entresol à clef sculptée. Quatre travées et trois étages composent l’élévation, tandis que des balcons de style Louis XV ornent les fenêtres du premier étage. Une tour hexagonale de trois étages, édifiée vers 1550, domine la cour intérieure, bien que partiellement mutilée aujourd’hui.
La tour, probablement construite par Jean Roguier, capitoul de Toulouse en 1546-1547, est un vestige de l’immeuble d’origine. Elle présente une porte basse semi-enterrée et trois fenêtres superposées, disposées selon un angle particulier de l’hexagone. Les élévations sur rue et sur cour furent rebâties au début du XVIIIe siècle, comme en témoigne l’inscription « M CARANOU ANCIEN CAPITOUL 1724 » apposée sur l’une des façades. À l’intérieur, une cave voûtée en berceau, datant de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, subsiste, tandis que les voûtes médiévales de la boutique (vers 1500) furent détruites en 1993. Ces éléments révèlent l’évolution architecturale du site, mêlant héritage médiéval et transformations classiques.
L’immeuble illustre l’histoire commerciale et politique de Toulouse. La salle voûtée détruite en 1993, comparable à d’autres arrière-boutiques toulousaines des XVe et XVIe siècles (comme celles des 22 rue Saint-Rome ou 19 rue Croix-Baragnon), servait de lieu de stockage pour les marchandises. La rue Saint-Rome, axe commerçant majeur, concentrait alors des activités artisanales et marchandes. La présence de capitouls, magistrats consuls de la ville, comme Jean Roguier ou M. Caranou (mentionné en 1724), souligne le lien entre ce patrimoine et l’administration municipale d’Ancien Régime. Les façades et toitures, protégées depuis 1979, perpétuent ce double héritage, à la fois domestique, commercial et institutionnel.
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