Frise chronologique
1772
Création de la pharmacie
Création de la pharmacie
1772 (≈ 1772)
Conception du décor intérieur original.
1914
Installation définitive
Installation définitive
1914 (≈ 1914)
Pharmacie placée à son emplacement actuel.
1er avril 1993
Inscription partielle
Inscription partielle
1er avril 1993 (≈ 1993)
Façade et toiture inscrites aux Monuments Historiques.
10 mai 1995
Classement du décor
Classement du décor
10 mai 1995 (≈ 1995)
Protection des boiseries et peintures du XVIIIe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue et toiture ; officine de pharmacie, à l'exception du décor classé (cad. AB 170) : inscription par arrêté du 1er avril 1993. Au titre des immeubles par destination : décor de la pharmacie composé d'un ensemble de boiseries XVIIIe siècle de différentes essences, agencées en panneaux, étagères et tiroirs, et entrecoupées de médaillons peints et de guirlandes (cad. AB 170 ) : classement par arrêté du 10 mai 1995
Personnages clés
| F. Dujon - Peintre |
Auteur des toiles médicales des médaillons. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 3 rue Ozenne à Toulouse est un édifice hybride, mêlant une structure néo-gothique de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle à un intérieur remarquable du XVIIIe siècle. Il abrite depuis 1914 une pharmacie dont l’aménagement intérieur, conçu en 1772, a été préservé malgré plusieurs déménagements. Ce décor d’origine, composé de boiseries en marqueterie (poirier, citronnier, acajou, ébène), de corniches saillantes et de tiroirs, reflète l’artisanat d’exception des apothicaires de l’époque. Les médaillons peints au-dessus des œils-de-bœuf, réalisés par le peintre F. Dujon, illustrent des scènes médicales, ajoutant une dimension artistique et didactique à l’ensemble.
La façade sur rue et la toiture de l’immeuble sont inscrites aux Monuments Historiques depuis 1993, tandis que le décor intérieur de la pharmacie a été classé en 1995 pour son caractère exceptionnel. Ce classement protège spécifiquement les boiseries du XVIIIe siècle, les panneaux peints et les guirlandes sculptées, témoins rares de l’histoire pharmaceutique française. L’édifice, bien que transformé en extérieur, conserve ainsi une mémoire tangible des pratiques médicales et artisanales des Lumières, tout en s’inscrivant dans le paysage architectural toulousain du début du XXe siècle.
L’adresse exacte, 3 rue Théodore Ozenne, correspond à un secteur central de Toulouse, dans le département de la Haute-Garonne (région Occitanie). La localisation, notée comme « a priori satisfaisante » (niveau 6/10), permet d’identifier l’immeuble dans un quartier probablement marqué par l’activité commerciale et artisanale, typique des villes méridionales à ces époques. Aucune information n’est disponible concernant l’accessibilité actuelle du site (visites, location, etc.), ni sur d’éventuels architectes ou maîtres d’œuvre autres que le peintre F. Dujon, mentionné pour son travail sur les toiles.