Immeuble à Rennes en Ille-et-Vilaine

Immeuble

  • 35700 Rennes
Crédit photo : Trizek - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1666
Construction initiale
1734
Ajout d'une statue
1820
Changement d'usage
1906
Nouvel usage
30 avril 1969
Inscription monument historique
1972
Effondrement et démolition
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pan coupé de la façade et toiture correspondante (cad. B 262, 272) : inscription par arrêté du 30 avril 1969

Personnages clés

Raymond Cornon Architecte en chef des Monuments historiques responsable de la démolition et du remplacement du portail.

Origine et histoire

L'immeuble, situé au 2 passage des Carmélites à Rennes, datait de 1666 et a disparu en 1972. Il présentait un pan coupé architecturé dont le portail d'entrée, placé sous l'angle, s'ouvrait par une baie en plein cintre munie d'une clé de voûte saillante. Cette baie était encadrée de chaque côté par quatre pilastres doriques entre lesquels trois niches cintrées étaient creusées. Au-dessus se déployait une frise en pierre blanche ornée de modillons, de triglyphes et de gouttes. Ce portail constituait l'entrée de l'ancien couvent des Carmélites ; une photographie légendée signale qu'une statue de la Vierge, issue d'un vœu, y fut placée en 1734. Sous la Révolution, l'accès desservait une filature qui avait remplacé le couvent, puis, à partir de 1820, le Grand Séminaire et, à partir de 1906, la faculté de Lettres. La construction de la place Hoche fit perdre à ce passage sa fonction d'accès. Le pan coupé de la façade et sa toiture ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 30 avril 1969. En 1972, le portail s'est effondré alors qu'il était en cours de restauration, causant la mort de deux ouvriers ; Raymond Cornon, architecte en chef des Monuments historiques, fit alors démolir le portail et le remplacer par un immeuble de sa conception.

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