Construction initiale XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Période présumée de construction de l’immeuble.
XVIIe siècle
Division de l’immeuble
Division de l’immeuble XVIIe siècle (≈ 1750)
Possible séparation en deux parties distinctes.
1818–1839
Alignement des façades
Alignement des façades 1818–1839 (≈ 1829)
Modification imposée par les règles urbaines.
27 juin 1946
Classement monument historique
Classement monument historique 27 juin 1946 (≈ 1946)
Protection de la façade, escaliers et cheminées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade Nord ; les deux escaliers extérieurs et les cheminées du XVIe siècle, au rez-de-chaussée et au premier étage (cad. DX 258, 259) : classement par arrêté du 27 juin 1946
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique lié.
Origine et histoire
L’immeuble des 96–98 rue Colbert à Tours est une maison à pans de bois, probablement construite au XVe ou XVIe siècle. Sa façade sur rue, deux escaliers extérieurs (l’un hélicoïdal, l’autre à volées droites) et des cheminées intérieures sont classés monuments historiques depuis 1946. L’édifice, divisé en deux parties dès le XVIIe siècle, a subi des remaniements aux XVIIIe et XIXe siècles, notamment un alignement de ses façades entre 1818 et 1839.
La rue Colbert, où se dresse l’immeuble, suit le tracé d’une voie antique et fut jusqu’au XVIIIe siècle l’artère principale de Tours, reliant la basilique Saint-Martin à la cathédrale Saint-Gatien. Ce secteur du Vieux-Tours concentrait alors les activités commerciales et artisanales de la ville, reflétant son importance médiévale et renaissante.
L’architecture de l’immeuble se distingue par sa cour intérieure abritant deux escaliers en charpente contigus, desservant chacun une moitié du bâtiment. Ce dispositif, rare à Tours, illustre les adaptations successives de l’habitat urbain entre Moyen Âge et époque moderne. Les éléments protégés (façade nord, escaliers, cheminées) témoignent des techniques constructives en vogue aux XVe–XVIe siècles, malgré les transformations ultérieures.
Classé en 1946, l’immeuble incarne le patrimoine civil tourangeau, marqué par la coexistence de structures médiévales et de réaménagements postérieurs. Son histoire reflète les évolutions urbaines de Tours, entre conservation du bâti ancien et adaptations aux normes modernes (alignements du XIXe siècle).
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