Frise chronologique
1900
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
1900 (≈ 1900)
Réalisé par Jules Lavirotte pour Alexandre Bigot.
1901
Lauréat du concours de façades
Lauréat du concours de façades
1901 (≈ 1901)
Prix décerné par la ville de Paris.
1964
Première protection patrimoniale
Première protection patrimoniale
1964 (≈ 1964)
Inscription façade et toiture sur rue.
2015
Extension de la protection
Extension de la protection
2015 (≈ 2015)
Hall, escalier et façades sur cour inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jules Lavirotte - Architecte |
Concepteur de l’immeuble en 1900. |
| Alexandre Bigot - Céramiste et commanditaire |
Fournit les décors en céramique. |
| Théobald-Joseph Sporrer - Sculpteur |
Auteur de sculptures de la façade. |
| Firmin Michelet - Sculpteur |
Contribue aux décors sculptés. |
| Alfred Jean Halou - Sculpteur |
Participe aux ornements extérieurs. |
| Jean-Baptiste Larrivé - Sculpteur |
Réalise des éléments sculpturaux. |
Origine et histoire
L’immeuble Lavirotte, aussi appelé immeuble d’Alexandre Bigot, est un immeuble d’habitation emblématique de l’Art nouveau, situé au 29 avenue Rapp dans le 7e arrondissement de Paris. Construit en 1900 par l’architecte Jules Lavirotte pour le céramiste Alexandre Bigot, il se distingue par sa façade ornée de grès flammé et de décors en céramique, servant de vitrine aux créations de Bigot. Les sculptures, réalisées par Théobald-Joseph Sporrer, Firmin Michelet, Alfred Jean Halou et Jean-Baptiste Larrivé, enrichissent son esthétique symboliste et organique.
L’immeuble remporte le concours des façades de la ville de Paris en 1901, consacrant son originalité architecturale. Sa protection patrimoniale débute en 1964 avec l’inscription de la façade et de la toiture sur rue aux monuments historiques, étendue en 2015 à l’ensemble des façades, toitures, au hall d’entrée et à l’escalier. Labellisé « patrimoine du XXe siècle », il illustre l’audace créative de l’Art nouveau parisien et le dialogue entre architecture et arts décoratifs.
La localisation de l’immeuble, dans un quartier bourgeois du 7e arrondissement, reflète son statut d’immeuble de rapport destiné à une clientèle aisée. Les matériaux innovants, comme le grès flammé, et les techniques de céramique architecturale incarnent les expérimentations artistiques de l’époque, tandis que le concours de façades souligne l’engouement municipal pour l’embellissement urbain à la Belle Époque. Aujourd’hui, il reste un témoignage majeur de ce mouvement éphémère mais influent.