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Immeuble Lavirotte à Paris

Patrimoine classé Immeuble Maison d'architecte Bâtiment Art Nouveau

Immeuble Lavirotte à Paris

    29 Avenue Rapp
    75007 Paris

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1900
Construction de l’immeuble
1901
Lauréat du concours de façades
1964
Première protection patrimoniale
2015
Extension de la protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jules Lavirotte - Architecte Concepteur de l’immeuble en 1900.
Alexandre Bigot - Céramiste et commanditaire Fournit les décors en céramique.
Théobald-Joseph Sporrer - Sculpteur Auteur de sculptures de la façade.
Firmin Michelet - Sculpteur Contribue aux décors sculptés.
Alfred Jean Halou - Sculpteur Participe aux ornements extérieurs.
Jean-Baptiste Larrivé - Sculpteur Réalise des éléments sculpturaux.

Origine et histoire

L’immeuble Lavirotte, aussi appelé immeuble d’Alexandre Bigot, est un immeuble d’habitation emblématique de l’Art nouveau, situé au 29 avenue Rapp dans le 7e arrondissement de Paris. Construit en 1900 par l’architecte Jules Lavirotte pour le céramiste Alexandre Bigot, il se distingue par sa façade ornée de grès flammé et de décors en céramique, servant de vitrine aux créations de Bigot. Les sculptures, réalisées par Théobald-Joseph Sporrer, Firmin Michelet, Alfred Jean Halou et Jean-Baptiste Larrivé, enrichissent son esthétique symboliste et organique.

L’immeuble remporte le concours des façades de la ville de Paris en 1901, consacrant son originalité architecturale. Sa protection patrimoniale débute en 1964 avec l’inscription de la façade et de la toiture sur rue aux monuments historiques, étendue en 2015 à l’ensemble des façades, toitures, au hall d’entrée et à l’escalier. Labellisé « patrimoine du XXe siècle », il illustre l’audace créative de l’Art nouveau parisien et le dialogue entre architecture et arts décoratifs.

La localisation de l’immeuble, dans un quartier bourgeois du 7e arrondissement, reflète son statut d’immeuble de rapport destiné à une clientèle aisée. Les matériaux innovants, comme le grès flammé, et les techniques de céramique architecturale incarnent les expérimentations artistiques de l’époque, tandis que le concours de façades souligne l’engouement municipal pour l’embellissement urbain à la Belle Époque. Aujourd’hui, il reste un témoignage majeur de ce mouvement éphémère mais influent.

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