Frise chronologique
1952
Plan d'implantation
Plan d'implantation
1952 (≈ 1952)
Conception initiale de l'immeuble.
1956
Achèvement côté rue
Achèvement côté rue
1956 (≈ 1956)
Première phase de construction terminée.
1983-1992
Extension mitoyenne
Extension mitoyenne
1983-1992 (≈ 1988)
Agrandissement de l'immeuble existant.
13 avril 2004
Inscription MH
Inscription MH
13 avril 2004 (≈ 2004)
Protection des façades et parties communes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures sur la rue Jean-de-Beauvais et sur la cour ; les parties communes (vestibule d'entrée et cage d'escalier) (cad. BM 53) : inscription par arrêté du 13 avril 2004
Personnages clés
| Jean Le Couteur - Architecte |
Concepteur principal de l'immeuble. |
| Jean Prouvé - Ingénieur |
Collaborateur, fournisseur des panneaux métalliques. |
| Jacques Lenoble - Céramiste |
Participation à la décoration ou conception. |
Origine et histoire
L’immeuble Le Couteur, situé au 29 rue Jean-de-Beauvais dans le 5e arrondissement de Paris, a été édifié au cours du 3e quart du XXe siècle. Son plan d’implantation date de 1952, mais sa construction s’est déroulée en trois phases distinctes. La partie côté rue a été achevée en 1956, tandis qu’une extension sur l’immeuble mitoyen a été réalisée entre 1983 et 1992. Cet édifice illustre l’intégration d’éléments industrialisés dans une structure traditionnelle, avec des panneaux métalliques issus des ateliers de Maxéville, dirigés par Jean Prouvé.
L’immeuble est le fruit d’une collaboration entre l’architecte Jean Le Couteur, l’ingénieur Jean Prouvé et le céramiste Jacques Lenoble. Il se distingue par ses façades et toitures protégées, ainsi que par ses parties communes (vestibule et cage d’escalier), inscrits aux Monuments Historiques depuis 2004. Les éléments métalliques, caractéristiques de l’industrialisation de l’époque, en font un témoignage rare de l’architecture parisienne des années 1950.
Classé comme Monument Historique, l’immeuble Le Couteur incarne une période de transition architecturale où les techniques modernes se mariaient avec des méthodes constructives plus classiques. Son inscription en 2004 souligne son importance patrimoniale, notamment pour ses façades sur rue et ses espaces intérieurs préservés. Les ateliers de Maxéville, associés à Jean Prouvé, ont joué un rôle clé dans la fourniture des composants métalliques, aujourd’hui considérés comme des vestiges industriels remarquables.