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Immeuble Le Grand Cercle à Saint-Etienne dans la Loire

Immeuble Le Grand Cercle

  • 15 Place Hôtel de ville
  • 42000 Saint-Étienne
Immeuble Le Grand Cercle
Immeuble Le Grand Cercle
Immeuble Le Grand Cercle
Immeuble Le Grand Cercle
Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
15 Place de l'Hôtel de Ville 42000 Saint-Étienne

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1826
Dépôt d’armes gouvernemental
1840
Construction initiale
1863
Surélévation du bâtiment
21 décembre 1984
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; salle de lecture et grand salon avec leur décor au troisième niveau (cad. EM 1) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984

Personnages clés

André Colcombet - Propriétaire et commanditaire Rentier à l’origine de la construction en 1840.
Jean-Amédée Savoye - Architecte Concepteur lyonnais de l’immeuble en 1840.

Origine et histoire

L’immeuble Le Grand Cercle, situé place de l’Hôtel-de-Ville à Saint-Étienne, est un exemple emblématique d’architecture civile du XIXe siècle. Construit dans le département de la Loire, il se distingue par une élévation structurée : un étage entresolé, trois étages carrés et un étage de comble, le tout rythmé par dix-sept travées. Les lignes horizontales et verticales, soulignées par des cordons décorés et des pilastres, créent une harmonie visuelle caractéristique de l’urbanisme haussmannien provincial. Ses façades et toitures, ainsi que la salle de lecture et le grand salon du troisième niveau, sont protégés depuis 1984.

En 1826, le terrain abritait un dépôt d’armes gouvernemental. Acquis en 1840 par André Colcombet, rentier, la parcelle voit la construction d’une maison conçue par l’architecte lyonnais Jean-Amédée Savoye. Une surélévation est attestée en 1863, marquant la dernière transformation majeure avant le XXe siècle. Le bâtiment illustre ainsi l’évolution urbaine de Saint-Étienne, ville industrielle en plein essor, où l’architecture reflète à la fois les ambitions bourgeoises et les besoins fonctionnels de l’époque.

L’inscription aux monuments historiques en 1984 reconnaît la valeur patrimoniale de cet édifice, témoin des mutations sociales et architecturales du XIXe siècle. Son emplacement central, à proximité de la place Dorian et de la rue du Général-Foy, en fait un repère urbain majeur. Les détails architecturaux, comme les modillons ou les frises de carrés, ainsi que la disparition des garde-corps d’origine au premier étage, rappellent les pratiques constructives et les aléas de la conservation à travers les siècles.

Liens externes

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