Frise chronologique
1900
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
1900 (≈ 1900)
Œuvre de William Klein en béton armé.
1903
Réalisation de la façade
Réalisation de la façade
1903 (≈ 1903)
Par Charles Klein, primée par la Ville.
22 avril 1986
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
22 avril 1986 (≈ 1986)
Façade, toitures, vestibule et escalier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue ; toitures ; vestibule d'entrée ; cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé : inscription par arrêté du 22 avril 1986
Personnages clés
| William Klein - Architecte |
Conçoit l’immeuble en 1900. |
| Charles Klein - Architecte |
Réalise la façade primée en 1903. |
| François Hennebique - Ingénieur |
Système de béton armé utilisé. |
| Émile Muller - Céramiste |
Fournit les grès flammés colorés. |
| Eugène Grasset - Peintre |
Inspire le décor des chardons. |
| Dondelinger - Ferronnier d’art |
Auteur des ferronneries intérieures. |
Origine et histoire
L’immeuble Les Chardons est un immeuble de rapport situé dans le 16e arrondissement de Paris, aux 9 rue Claude-Chahu et 2 rue Eugène-Manuel. Construit en 1900 par l’architecte William Klein sur son propre terrain, il utilise le système Hennebique de béton armé, une innovation technique majeure de l’époque. Sa façade, réalisée en 1903 par son fils Charles Klein, est un chef-d’œuvre de l’Art nouveau, entièrement recouverte de grès flammé en céramique jaune d’ocre et vert amande, fournie par l’entreprise d’Émile Muller. Les ferronneries, signées par l’atelier Dondelinger, complètent ce décor inspiré des planches du peintre Eugène Grasset.
La façade, primée au concours des façades de la Ville de Paris en 1903, symbolise l’audace architecturale de l’époque. L’immeuble est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 1986, protégeant sa façade, ses toitures, son vestibule et sa cage d’escalier avec sa rampe en fer forgé. Ce bâtiment illustre aussi l’influence de l’Art nouveau à Paris, mêlant innovation technique et esthétique florale, comme en témoignent les thèmes végétaux de ses céramiques.
L’immeuble a également marqué la culture populaire, servant de décor à des films comme L’Appartement (1996) de Gilles Mimouni et Chéri (2009) de Stephen Frears. Ces apparitions cinématographiques soulignent son caractère emblématique, entre patrimoine architectural et cadre urbain intemporel. Son histoire reflète aussi l’évolution du 16e arrondissement, quartier bourgeois en plein essor au tournant du XXe siècle, où l’architecture devient un marqueur social et esthétique.