Immeuble à Nantes en Loire-Atlantique

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  • 44000 Nantes
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Crédit photo : Jibi44 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
17 décembre 1733
Lotissement de l'île Feydeau
1752
Construction de l'immeuble
1753
Habitation de Berrouette
1933
Séparation des bâtiments
5 décembre 1984
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures sur l'allée et la cour intérieure (cad. EL 38) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984

Personnages clés

Jacques Berrouette Négociant et avocat du roi de la Monnaie, acquéreur de la parcelle et constructeur de l'immeuble.

Origine et histoire

L'immeuble du 8 quai Turenne, situé sur l'île Feydeau à Nantes, est un édifice du XVIIIe siècle inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 5 décembre 1984. Lors du lotissement de l'île Feydeau, acté le 17 décembre 1733, la parcelle correspondant à l'actuel n° 8 était le lot n° 2 ; mise à prix 14 000 livres, elle fut adjugée 14 600 livres au négociant Jacques Berrouette, avocat du roi de la Monnaie. Berrouette fut l'un des rares actionnaires d'origine à faire édifier un bâtiment sur la parcelle qu'il avait acquise ; la construction fut entreprise en 1752 et il y habitait en 1753. L'édifice formait à l'origine un seul bâtiment avec la partie donnant sur la rue Kervégan ; ils furent séparés en 1933, la cour restant commune. Architecturale­ment, l'immeuble présente des similitudes avec celui du 15 allée Duguay-Trouin : la façade compte six travées, organisées en groupes de deux et marquées verticalement par des bossages simulant une colonne. Les linteaux des ouvertures des deux travées centrales diffèrent de ceux des autres travées. Huit ouvertures — celles du rez-de-chaussée et les deux centrales du premier étage — sont surmontées d'un mascaron, tandis que les autres du premier étage et celles du deuxième étage sont ornées d'une agrafe. Deux balcons filants en fer forgé réunissent les travées centrales ; celui du premier étage dessert quatre ouvertures et repose sur des consoles, celui du deuxième couvre deux fenêtres avec des consoles aux extrémités et un soutien central assuré par une trompe. La ressemblance avec le bâtiment de l'allée Duguay-Trouin est toutefois rompue par la présence, au-dessus du troisième étage, d'une lucarne attique de deux travées au lieu d'un quatrième étage surmonté d'un fronton triangulaire.

Liens externes