Lotissement de l'île Feydeau 1733 (≈ 1733)
Acquisition du lot no 2 par Jacques Berrouette.
1752-1753
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble 1752-1753 (≈ 1753)
Édification et emménagement de Berrouette.
1933
Séparation des bâtiments
Séparation des bâtiments 1933 (≈ 1933)
Division avec le no 9 rue Kervégan.
5 décembre 1984
Classement monument historique
Classement monument historique 5 décembre 1984 (≈ 1984)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur l'allée et la cour intérieure (cad. EL 38) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
Jacques Berrouette - Négociant et avocat du roi
Acquéreur et commanditaire de l'immeuble en 1733.
Origine et histoire
L’immeuble du no 8 du quai Turenne, construit au XVIIIe siècle, s’inscrit dans le lotissement de l’île Feydeau à Nantes. Ce quartier, urbanisé à partir de 1733, attira des négociants et bourgeois aisés. La parcelle, initialement lot no 2, fut acquise en 1733 par Jacques Berrouette, avocat du roi de la Monnaie et négociant, pour 14 600 livres. Contrairement à d’autres acquéreurs, Berrouette fit édifier un bâtiment dès 1752 et y résida à partir de 1753.
L’immeuble, à l’origine lié à une propriété donnant sur la rue Kervégan, en fut séparé en 1933, conservant une cour commune. Sa façade, caractéristique de l’architecture nantaise du XVIIIe siècle, présente six travées rythmé par des bossages et des mascarons sculptés. Deux balcons en fer forgé, aux consoles ouvragées, animent les étages nobles, tandis qu’une lucarne attique couronne l’ensemble, le distinguant des modèles voisins comme celui du no 15 de l’allée Duguay-Trouin.
Classé monument historique en 1984 pour ses façades et toitures, l’immeuble illustre le faste des résidences bourgeoises de l’île Feydeau, quartier emblématique du commerce maritime nantais. Son histoire reflète aussi les transformations urbaines, comme la division du bâtiment en 1933. Les éléments protégés incluent la cour intérieure et les décors extérieurs, témoins de l’artisanat d’époque.
Les sources mentionnent une similitude architecturale avec d’autres immeubles de l’île, notamment par l’usage de mascarons et d’agrafes ornant les linteaux. Ces détails, combinés aux balcons filants, soulignent le statut social des propriétaires. L’inscription aux monuments historiques en 1984 a permis de préserver ce patrimoine, aujourd’hui représentatif du siècle des Lumières à Nantes.
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