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Immeuble à Luçon en Vendée

Immeuble

    2 Rue de L Hôtel de ville
    85400 Luçon
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1606
Nomination de Richelieu
XVIIe siècle
Construction de l'immeuble
19 mai 1988
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La cheminée peinte du XVIIe siècle se trouvant au premier étage (cad. AO 517) : inscription par arrêté du 19 mai 1988

Personnages clés

Cardinal de Richelieu - Évêque de Luçon Lié par la tradition à cet immeuble.

Origine et histoire

L’immeuble de Luçon, construit au XVIIe siècle, est un bâtiment à étages typique de l’architecture urbaine de l’époque. Bien que sa structure ait été fortement modifiée au fil des siècles, il conserve une cheminée peinte remarquable, classée Monument Historique en 1988. Cette cheminée, située au premier étage, imite le marbre ou la serpentine par un trompe-l’œil sophistiqué. Elle est ornée d’un tableau représentant un canthare en bronze rempli de fleurs, entouré de rinceaux, témoignant du savoir-faire artistique de la période.

La tradition locale attribue à cet immeuble un lien avec le cardinal de Richelieu, nommé évêque de Luçon en 1606 avant de devenir une figure majeure de la politique française. Bien que cette occupation ne soit pas historiquement vérifiée, elle illustre l’importance symbolique du lieu. L’immeuble, comme beaucoup de constructions urbaines de l’époque, pouvait servir à la fois de résidence et de lieu de représentation pour les élites locales ou ecclésiastiques.

Au XVIIe siècle, Luçon était une ville épiscopale dynamique, marquée par l’influence de l’Église catholique et des familles nobles. Les immeubles de cette période reflétaient souvent une mixité d’usages : logements pour les classes aisées, ateliers ou boutiques en rez-de-chaussée, et espaces de réception. La cheminée peinte, élément décoratif rare et précieux, suggère que cet immeuble appartenait à un propriétaire de haut rang, soucieux d’afficher son statut social par des ornements artistiques.

L’inscription de la cheminée au titre des Monuments Historiques en 1988 souligne sa valeur patrimoniale. Ce type de décoration, typique du Grand Siècle, était destiné à impressionner les visiteurs et à manifester le goût pour l’illusion et la perspective, caractéristiques de l’art baroque. Aujourd’hui, l’immeuble reste un témoignage de l’architecture civile vendéenne et de son histoire liée à l’épiscopat de Richelieu.

Liens externes