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Immeuble à Angers en Maine-et-Loire

Immeuble

    10 Rue Saint-Aubin
    49100 Angers
Propriété privée
Crédit photo : Sémhur (talk) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle
Construction du corps principal
XVIe siècle
Création du puits
1ère moitié du XVIIIe siècle
Remaniments majeurs
1ère moitié du XIXe siècle
Construction du logis postérieur
24 septembre 1921
Classement Monument Historique
vers 1986
Restauration controversée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade : classement par arrêté du 24 septembre 1921

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.

Origine et histoire

L’immeuble situé au 59 rue Beaurepaire à Angers se distingue par sa parcelle irrégulière, ceinturant une maison d’angle aux élévations contrastées. La façade antérieure, sur la rue Beaurepaire, et les cabinets latéraux sont en pan de bois hourdi de torchis, tandis que l’élévation postérieure et la tour d’escalier, donnant sur la rue Pinte, sont en schiste. Le corps principal, couvert de longs pans, intègre des appentis pour les cabinets. L’escalier hors-œuvre, une vis en pierre, complète cet ensemble architectural hybride.

La construction du corps principal, incluant l’escalier et les cabinets de la galerie, remonte à la 2e moitié du XVe siècle ou au 1er quart du XVIe siècle, comme en témoignent les cloisons en bois d’origine au 2e étage. Un puits du XVIe siècle, adossé à la tour d’escalier, fut ultérieurement transformé en évier. Au XVIIIe siècle (1ère moitié), le logis subit des remaniements majeurs : ajout d’une lucarne, repercement et surélévation de l’élévation postérieure avec reprise de la couverture, et aménagement d’une cheminée au 2e étage. Le corps de logis postérieur, en tuffeau, date quant à lui de la 1ère moitié du XIXe siècle.

Une restauration controversée vers 1986 a altéré l’élévation des cabinets de galerie sur la rue Pinte, tandis que la cour, aujourd’hui couverte jusqu’au 1er étage pour des extensions commerciales, a perdu son aspect originel. La façade, repeinte en vert, s’inspire de traces anciennes d’époque indéterminée. Classé Monument Historique par arrêté du 24 septembre 1921 pour sa façade, l’immeuble illustre les évolutions architecturales angevines, des techniques médiévales aux adaptations modernes.

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