Frise chronologique
vers 1527
Première mention de la cure
Première mention de la cure
vers 1527 (≈ 1527)
Confront avec le Logis Barrault.
milieu du XVIe siècle
Construction du logis actuel
Construction du logis actuel
milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Deux corps de bâtiment distincts.
1764
Modifications des ouvertures
Modifications des ouvertures
1764 (≈ 1764)
Date portée sur une lucarne.
1947
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1947 (≈ 1947)
Façade et toiture protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue (cad. I 532) : inscription par arrêté du 15 septembre 1947
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun nom. |
Origine et histoire
L’immeuble situé 16 rue du Musée à Angers est un ancien presbytère du XVIe siècle, seul vestige de l’église romane Saint-Michel-la-Palud, détruite au XIXe siècle. Ce logis, construit vers le milieu du XVIe siècle, présente une structure composite : deux corps de bâtiment distincts, l’un en schiste, l’autre mêlant schiste et tuffeau, reflétant des phases de construction ou de remaniement successives. La partie gauche, entièrement en schiste, semble antérieure, tandis que des modifications (ouvertures, escalier en bois) datent du XVIIIe siècle, comme en témoigne la date de 1764 gravée sur une lucarne.
À l’origine, ce bâtiment servait de cure pour la paroisse Saint-Michel-la-Palud, dépendante de l’abbaye Saint-Aubin. Après la Révolution, il devient un bien national avant d’être privatisé. Au XIXe siècle, des transformations majeures interviennent : reconstruction de l’escalier dans une cage en pan de bois existante, ravalement de la façade postérieure, et ajout d’un blason non identifié dans un cartouche style Louis XV. La façade sur rue, restaurée dans les années 1960, a vu sa date portée corrigée à tort en 1766 au lieu de 1764.
L’ensemble, inscrit aux monuments historiques en 1947 pour sa façade et sa toiture, conserve des éléments remarquables comme un corps de communs à poteaux de bois du XVIe siècle et une pierre sculptée rapportée. Son plan allongé et ses matériaux typiques (schiste, tuffeau) illustrent l’architecture civile angevine de la Renaissance, tandis que son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de la région, de l’Ancien Régime à la période contemporaine.