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Immeuble à Châlons-en-Champagne dans la Marne

Immeuble

    9 Rue Baudelot
    51000 Châlons-en-Champagne
Propriété d'une association
Crédit photo : Lol51 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
milieu du XVIIe siècle
Construction initiale
1827
Modifications cadastre
1878
Acquisition diocésaine
fin du XVIIIe siècle
Propriété Saguez de Breuvery
2 novembre 1972
Protection MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades du bâtiment se trouvant au fond de la cour (cad. AZ 656) : inscription par arrêté du 2 novembre 1972

Personnages clés

Saguez de Breuvery - Propriétaires fin XVIIIe Famille noble liée à l’hôtel

Origine et histoire

Cet hôtel particulier, construit au milieu du XVIIe siècle, se distingue par son organisation initiale entre cour et jardin, aujourd’hui transformée en deux cours. Le corps principal, en brique et craie avec des chaînes d’angle en calcaire de Savonnières, arbore un cadran solaire sur sa façade. Les ailes en pan de bois crépi, reliées en retour d’équerre, abritent des lambris du XVIIIe siècle, tandis que l’intérieur conserve des volets, une cheminée Louis XV en marbre, et un escalier du XVIIe siècle à limon sculpté.

La propriété, modifiée après 1827, a vu son entrée déplacée de la ruelle Baudelot vers la rue Pasteur, avec l’ajout d’un bâtiment sur rue et l’extension de l’aile sud. Le cadastre de 1827 révèle une parcelle initialement plus vaste, incluant une orangerie (aujourd’hui détruite) et un accès sur la rue du Flocmagny. L’hôtel appartenait aux Saguez de Breuvery à la fin du XVIIIe siècle, avant d’être acquis en 1878 par l’association diocésaine, qui le nomme depuis maison des Œuvres.

Les façades du bâtiment en fond de cour, combinant pierre de Chevillon et brique jaune, sont protégées depuis 1972. L’intérieur mêle des éléments des XVIIIe et XIXe siècles, comme une cheminée néo-classique en marbre à pilastres corinthiens. Le toit à longs pans, couvert de tuiles mécaniques, repose sur une corniche en craie à modillons. Malgré ses transformations, l’hôtel illustre l’architecture civile champenoise et son adaptation aux besoins urbains.

Aujourd’hui propriété de l’association diocésaine et mis en vente, le site conserve des traces de ses usages passés, des lambris aux garde-corps du XVIIIe siècle, en passant par des remplois architecturaux. Son histoire reflète les mutations sociales et religieuses de Châlons-en-Champagne, entre patrimoine aristocratique et vocation associative.

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