Acquisition diocésaine 1878 (≈ 1878)
Devenu *maison des Œuvres*
fin du XVIIIe siècle
Propriété Saguez de Breuvery
Propriété Saguez de Breuvery fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Famille noble propriétaire des lieux
2 novembre 1972
Protection MH
Protection MH 2 novembre 1972 (≈ 1972)
Façades du bâtiment inscrites
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades du bâtiment se trouvant au fond de la cour (cad. AZ 656) : inscription par arrêté du 2 novembre 1972
Personnages clés
Saguez de Breuvery - Propriétaires fin XVIIIe
Famille noble liée à l’hôtel
Origine et histoire
Cet hôtel particulier, construit au milieu du XVIIe siècle, se distingue par son organisation initiale entre cour et jardin, aujourd’hui transformée en deux cours. Le corps principal, en brique et craie avec des chaînes d’angle en calcaire de Savonnières, arbore un cadran solaire sur sa façade. Les ailes en pan de bois crépi, reliées en retour d’équerre, abritent des lambris du XVIIIe siècle, tandis que l’intérieur conserve des volets, une cheminée Louis XV en marbre, et un escalier du XVIIe siècle à limon sculpté.
La propriété, modifiée après 1827, a vu son entrée déplacée de la ruelle Baudelot vers la rue Pasteur, avec l’ajout d’un bâtiment sur rue et l’extension de l’aile sud. Le cadastre de 1827 révèle une parcelle initialement plus vaste, incluant une orangerie (aujourd’hui détruite) et un accès sur la rue du Flocmagny. L’hôtel appartenait aux Saguez de Breuvery à la fin du XVIIIe siècle, avant d’être acquis en 1878 par l’association diocésaine, qui le nomme depuis maison des Œuvres.
Les façades du bâtiment en fond de cour, combinant pierre de Chevillon et brique jaune, sont protégées depuis 1972. L’intérieur mêle des éléments des XVIIIe et XIXe siècles, comme une cheminée néo-classique en marbre à pilastres corinthiens. Le toit à longs pans, couvert de tuiles mécaniques, repose sur une corniche en craie à modillons. Malgré ses transformations, l’hôtel illustre l’architecture civile champenoise et son adaptation aux besoins urbains.
Aujourd’hui propriété de l’association diocésaine et mis en vente, le site conserve des traces de ses usages passés, des lambris aux garde-corps du XVIIIe siècle, en passant par des remplois architecturaux. Son histoire reflète les mutations sociales et religieuses de Châlons-en-Champagne, entre patrimoine aristocratique et vocation associative.
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