Permis de construire délivré 31 décembre 1906 (≈ 1906)
Début officiel de la construction.
29 octobre 1975
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 29 octobre 1975 (≈ 1975)
Protection des façades et toitures.
1er quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction 1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Édification de l’immeuble Art nouveau.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. EW 137) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975
Personnages clés
Louis Perreau - Architecte
Concepteur de l’immeuble (1868-1925).
Origine et histoire de l'Immeuble Modern style
L’immeuble Art nouveau de Dijon, édifié au 1er quart du XXe siècle, est une réalisation emblématique de l’architecte Louis Perreau (1868-1925). Construit à l’angle des rues du Château et du Temple, sur un terrain en éventail, il se signale par ses deux façades identiques ornées d’oriels sculptés de feuilles et de fruits (marronniers, pommiers, noisetiers, poiriers). Ces éléments sont surmontés de lucarnes cintrées sous des toitures à croupe ronde débordante. Le rez-de-chaussée, occupé par des commerces, conserve des devantures Art nouveau préservées, renforçant l’unité stylistique de l’ensemble. Un pan coupé relie les façades, tourné vers la place Grangier, et culmine en un fronton de pierre sculpté de feuilles de vigne et de grappes de raisin.
Le permis de construire fut délivré le 31 décembre 1906, marquant le début d’un chantier qui s’inscrit dans le renouveau architectural dijonnais. L’immeuble, inscrit aux monuments historiques depuis le 29 octobre 1975 pour ses façades et toitures, voisine avec la poste Grangier (1907-1909), également œuvre de Perreau mais dans un style Louis XVI plus conventionnel. Ce contraste illustre la diversité des courants architecturaux présents à Dijon au début du XXe siècle, entre innovation Art nouveau et références classiques.
Les sources historiques, dont les travaux de Claudine Hugonnet-Berger et les inventaires du patrimoine bourguignon, soulignent son importance comme « immeuble de rapport » et témoin du patrimoine civil dijonnais. Les descriptions détaillées des sculptures végétales et des éléments structurels (lucarnes, toitures, fronton) révèlent une volonté d’intégrer l’art dans l’urbanisme quotidien, caractéristique de l’Art nouveau. La préservation des devantures commerciales originales contribue à son authenticité, faisant de cet édifice un exemple rare et cohérent de ce mouvement en Bourgogne-Franche-Comté.