Frise chronologique
1907
Peinture de la publicité Bénédictine
Peinture de la publicité Bénédictine
1907 (≈ 1907)
Première fresque par Defoly ou Vavasseur
1909
Peinture de la publicité Ripolin
Peinture de la publicité Ripolin
1909 (≈ 1909)
Seconde fresque conservée sur le pignon
6 septembre 2012
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
6 septembre 2012 (≈ 2012)
Protection des deux publicités murales
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les réclames pour la liqueur Bénédictine et la peinture Ripolin , situées sur le pignon du corps de bâtiment donnant sur la rue Hippolyte-Lebas (cad. AZ 146, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 6 septembre 2012
Personnages clés
| Defoly - Peintre |
Auteur d’une des deux fresques publicitaires |
| Eugène Vavasseur - Peintre |
Auteur d’une des deux fresques publicitaires |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 10 rue des Martyrs, dans le 9e arrondissement de Paris, abrite sur son pignon deux publicités murales peintes, découvertes après la dépose d’une structure en bois. Ces fresques, datées respectivement de 1907 et 1909, ont été réalisées par les peintres Defoly et Eugène Vavasseur. Elles mettent en avant la liqueur Bénédictine et les peintures Ripolin, deux produits emblématiques de l’époque industrielle. Leur état de conservation exceptionnel et la vivacité de leurs couleurs en font des exemples remarquables de l’art publicitaire mural en milieu urbain.
Ces œuvres ont été protégées par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques le 6 septembre 2012, reconnaissant leur valeur patrimoniale. Elles illustrent une pratique courante au début du XXe siècle, où les murs des villes servaient de supports publicitaires avant l’avènement des affiches imprimées et des panneaux modernes. Leur localisation sur le pignon donnant sur la rue Hippolyte-Lebas en fait un point d’intérêt historique et artistique dans le paysage parisien.
Les publicités de la Bénédictine et de Ripolin reflètent aussi les techniques commerciales de l’époque, mêlant art et promotion. Les peintres Defoly et Vavasseur, bien que moins connus que d’autres artistes de leur temps, ont su allier esthétique et fonctionnalité, créant des œuvres à la fois utilitaires et durables. Ces fresques offrent aujourd’hui un témoignage visuel des modes de consommation et de la vie quotidienne dans le Paris des années 1900, tout en soulignant l’importance de la préservation du patrimoine publicitaire.