Frise chronologique
1928-1930
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1928-1930 (≈ 1929)
Béton armé par les frères Perret.
31 octobre 1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
31 octobre 1996 (≈ 1996)
Façades, toitures, parties communes et appartement protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; parties communes ; ancien appartement d'Auguste Perret situé au 7e étage ; espace correspondant à l'ancienne agence des frères Perret avec son escalier situé au premier sous-sol de l'immeuble (cad. 16 : 02 CJ 57) : classement par arrêté du 31 octobre 1996
Personnages clés
| Auguste Perret - Architecte |
Concepteur et ancien résident de l’immeuble. |
| André Abbal - Sculpteur |
Auteur du groupe sculpté de la façade. |
| Frères Perret - Architectes et constructeurs |
Pionniers du béton armé en France. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 51-55 rue Raynouard et 38 rue Berton, dans le 16e arrondissement de Paris, est un témoignage majeur de l’architecture moderne du début du XXe siècle. Entièrement construit en béton armé entre 1928 et 1930 par les frères Perret, il remplace un ancien hôtel particulier ayant appartenu à Auguste Perret lui-même. Ce choix de matériaux et de techniques innovantes pour l’époque illustre l’audace des architectes, pionniers de ce style en France. La façade, sobre et géométrique, est rehaussée par un groupe sculpté signé André Abbal, ajoutant une dimension artistique à l’édifice.
À l’intérieur, l’immeuble conserve des éléments remarquables, comme un escalier hélicoïdal menant au premier sous-sol, où se trouvait l’ancienne agence des frères Perret. Au septième étage, l’appartement personnel d’Auguste Perret a été préservé, offrant un aperçu de son cadre de vie et de travail. Classé Monument Historique par arrêté du 31 octobre 1996, le bâtiment protège ses façades, toitures, parties communes, ainsi que l’espace de l’agence et l’appartement de Perret. Ces protections soulignent son importance patrimoniale, tant pour son innovation technique que pour son lien avec l’histoire de l’architecture française.
La localisation de l’immeuble, dans un quartier résidentiel et bourgeois du 16e arrondissement, reflète le contexte social et urbain de Paris dans l’entre-deux-guerres. Cette période voit émerger une architecture fonctionnelle et esthétique, rompre avec les styles traditionnels, tout en intégrant des éléments artistiques comme la sculpture d’Abbal. L’édifice incarne ainsi une transition vers la modernité, tout en ancrant son histoire dans le paysage parisien. La précision de sa localisation, notée comme « passable » (5/10), rappelle les défis de documentation des monuments urbains, souvent modifiés ou intégrés à un tissu dense.