Frise chronologique
1910
Création des tableaux de faïence
Création des tableaux de faïence
1910 (≈ 1910)
Panneaux signés Poulbot, Boulenger et Arnoux.
31 août 1988
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
31 août 1988 (≈ 1988)
Protection des douze tableaux du hall.
1er quart XXe siècle
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Période architecturale d’origine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des douze tableaux de céramique situé dans le hall d'entrée (cad. 18 : 01 AK 61) : inscription par arrêté du 31 août 1988
Personnages clés
| Francisque Poulbot - Peintre et illustrateur |
Inspiration des cartons pour les tableaux. |
| A.-J. Arnoux - Chef d’atelier chez Boulenger |
Supervision des panneaux de faïence. |
| Entreprise Boulenger et Compagnie - Fabricant de céramique |
Réalisateur des tableaux en 1910. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 43bis rue Damrémont, dans le 18e arrondissement de Paris, date du 1er quart du XXe siècle. Son hall d’entrée abrite un ensemble unique de douze tableaux de céramique, intégrés dans des alvéoles séparés par des colonnes en marbre. Ces œuvres, datées de 1910, représentent des scènes de jeux d’enfants dans le quartier de Montmartre, s’inspirant partiellement des cartons du peintre Francisque Poulbot. D’autres panneaux illustrent un paysage lacustre peuplé de flamants roses, ajoutant une touche poétique à l’ensemble.
L’architecte de l’immeuble, non identifié, a conçu cet espace pour mettre en valeur ces créations, réalisées par l’entreprise Boulenger et Compagnie de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). Les panneaux portent également la signature d’A.-J. Arnoux, chef de l’atelier de décoration chez Boulenger. Ces tableaux, protégés par un arrêté d’inscription en 1988, témoignent de l’art décoratif de l’époque et du lien entre l’artisanat local et l’identité montmartroise.
À l’origine, ce couloir desservait les anciens bains Damrémont, un établissement aujourd’hui disparu. La présence de ces œuvres dans un immeuble d’habitation reflète une volonté d’embellir les espaces collectifs, typique des constructions parisiennes du début du XXe siècle. Leur style, mêlant réalisme social et fantaisie, évoque l’esprit bohème de Montmartre, alors en pleine effervescence artistique.
L’inscription des tableaux au titre des Monuments Historiques en 1988 souligne leur valeur patrimoniale. Leur conservation in situ permet de préserver un fragment de l’histoire culturelle du quartier, tout en offrant aux résidents et visiteurs un aperçu de l’art décoratif industriel de l’époque. L’adresse exacte, 43bis rue Damrémont, reste un lieu discret mais emblématique de ce patrimoine méconnu.