Frise chronologique
1717
Acquisition par l'architecte
Acquisition par l'architecte
1717 (≈ 1717)
De Cotte devient propriétaire après construction.
1ère moitié du XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
1ère moitié du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édification par Jules-Robert de Cotte.
vers 1850
Transformation en immeuble de rapport
Transformation en immeuble de rapport
vers 1850 (≈ 1850)
Surélevation et modification intérieure.
21 juillet 1994
Protection des façades
Protection des façades
21 juillet 1994 (≈ 1994)
Inscription au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rue (cad. BD 57) : inscription par arrêté du 21 juillet 1994
Personnages clés
| Jules-Robert de Cotte - Architecte et propriétaire |
Conçoit et possède l’immeuble après 1717. |
Origine et histoire
L’immeuble situé aux 366-372 rue Saint-Honoré, dans le 1er arrondissement de Paris, date de la première moitié du XVIIIe siècle. Contemporain de l’aménagement de la place Vendôme voisine, il fut conçu comme un ensemble d’hôtels particuliers. Ces bâtiments, de plan et d’organisation similaires, furent édifiés sous la direction de Jules-Robert de Cotte, architecte renommé de l’époque, qui en devint également propriétaire après 1717. Leur architecture reflète le style classique en vogue sous le règne de Louis XV, marqué par une recherche d’harmonie et de symétrie dans les façades urbaines.
Vers 1850, ces hôtels particuliers subirent d’importantes transformations pour s’adapter aux besoins de la ville en pleine mutation sous le Second Empire. Ils furent surélevés d’un étage et convertis en immeubles de rapport, une pratique courante à Paris pour rentabiliser les propriétés dans un contexte de croissance démographique et d’urbanisation accélérée. Malgré ces modifications, les façades et toitures sur rue ont conservé leur caractère historique, ce qui a conduit à leur inscription au titre des Monuments Historiques par arrêté du 21 juillet 1994.
Aujourd’hui, l’immeuble appartient à une société privée et témoigne de l’évolution architecturale et sociale du quartier, passé d’un lieu aristocratique à un espace urbain mixte. Sa localisation sur la rue Saint-Honoré, artère prestigieuse depuis l’Ancien Régime, renforce son intérêt patrimonial. Les protections actuelles visent à préserver les éléments extérieurs caractéristiques, tout en intégrant le bâtiment dans le tissu économique moderne de la capitale.