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Immeuble à Paris 1er dans Paris

Immeuble

    29 Rue Danielle Casanova
    75001 Paris 1er Arrondissement
Propriété privée
Immeuble
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Crédit photo : Mbzt - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1699
Cession des terrains
1702-1707
Acquisitions initiales
1708
Décès de Jules Hardouin Mansart
1703-1715
Construction des immeubles
1837-1842
Rachats et réaménagements
21 janvier 1998
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures sur rue et sur cour ; passage cocher ; escalier avec sa cage (cad. 01 : 04 AZ 35) : inscription par arrêté du 21 janvier 1998

Personnages clés

Jules Hardouin Mansart - Architecte des Bâtiments du Roi Obtint des terrains avant 1699 pour spéculations.
Veuve de Jules Hardouin Mansart - Héritière et continuatrice Poursuivit les ventes après 1708.
Jacques Mazière - Architecte Conçut l’immeuble du 21 rue Danielle-Casanova.
Germain Boffrand - Architecte Conçut l’immeuble du 33 rue Danielle-Casanova.

Origine et histoire

L’immeuble situé au 29 rue Danielle-Casanova (ancienne rue Neuve-des-Petits-Champs) fait partie d’un ensemble bâti au début du XVIIIe siècle, lors de l’urbanisation de la place Louis-le-Grand. Les terrains furent cédés par le Roi aux échevins de Paris vers 1699, puis acquis par des officiers de finance et des architectes spéculateurs entre 1702 et 1707. Jules Hardouin Mansart, architecte des Bâtiments du Roi, obtint plusieurs parcelles avant 1699, dont celles correspondant aux actuels n°17 à 27 de la rue. Après sa mort en 1708, sa veuve poursuivit la vente des terrains et la construction des immeubles, qui s’échelonna jusqu’en 1715.

Plusieurs immeubles furent édifiés par paires, comme les n°29 et 31 (anciens 97 et 99) ou les n°25 et 27 (anciens 93 et 95). Des architectes renommés y participèrent, tels Jacques Mazière pour le n°21 (ancien 89) et Germain Boffrand pour le n°33 (ancien 101). Ces bâtiments, initialement destinés à loger des fonctionnaires royaux, présentaient une organisation typique : rez-de-chaussée dédié aux écuries, entresol pour les domestiques, et étages nobles avec salons lambrissés. Les escaliers, souvent retouchés au XIXe siècle, conservent parfois leurs rampes d’origine.

Entre 1837 et 1842, ces immeubles firent l’objet d’acquisitions ou de rachats par adjudication, marquant une phase de réaménagement visible aujourd’hui. Les façades sur rue gardent leur style du XVIIIe siècle, tandis que celles sur cour reflètent les transformations ultérieures, notamment sous Louis-Philippe. Les parties communes, comme les passages cochers et les vestibules, témoignent de ces modifications. L’ensemble, inscrit aux Monuments Historiques en 1998, illustre l’évolution architecturale et sociale de ce quartier parisien, des spéculations royales du début du XVIIIe siècle aux aménagements du XIXe siècle.

Liens externes