Frise chronologique
1703–1715
Construction des immeubles
Construction des immeubles
1703–1715 (≈ 1709)
Paires d'immeubles autour de la place Louis-le-Grand.
1837–1842
Rachats par adjudication
Rachats par adjudication
1837–1842 (≈ 1840)
Aménagements intérieurs et façades arrière datés.
27 avril 1999
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
27 avril 1999 (≈ 1999)
Protection des façades, toitures et escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rue et sur cour, y compris la façade et la toiture de l'aile en retour donnant sur l'impasse Gomboust (n° 2) ; escalier situé à la jonction du corps de bâtiment principal et de l'aile en retour ; passage cocher (cad. AZ 37) : inscription par arrêté du 27 avril 1999
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Sources centrées sur l'architecture et l'urbanisme. |
Origine et histoire
À la fin du XVIIe siècle, la création de la place Louis-le-Grand (actuelle place Vendôme) entraîne la mise en vente des terrains adjacents, dont les acquisitions se prolongent au début du XVIIIe siècle. Les constructions, souvent réalisées par paires comme les numéros 29 et 31 de la rue Danielle-Casanova, s'échelonnent entre 1703 et 1715. Ces immeubles, initialement conçus comme logements de fonction pour des fonctionnaires royaux, adoptent un plan double en profondeur avec une aile en retour abritant l'escalier, autour d'une cour commune équipée d'un puits partagé. Leur organisation intérieure reflète une hiérarchie sociale stricte : rez-de-chaussée dédié aux écuries, entresol pour les domestiques, et étages nobles ornés de salons lambrissés.
Entre 1837 et 1842, ces immeubles font l'objet d'acquisitions ou de rachats par adjudication, période correspondant aux aménagements encore visibles aujourd'hui : vestibules, passages cochers, et façades arrière. Les façades sur rue, quant à elles, ont conservé leur élévation et leur traitement architectural d'origine du XVIIIe siècle, témoignant de l'uniformité recherchée dans ce quartier prestigieux. L'ensemble, classé Monument Historique en 1999, illustre à la fois l'urbanisme haussmannien avant l'heure et les mutations sociales de Paris sous la monarchie puis au XIXe siècle.
L'immeuble du 23 rue Danielle-Casanova (et 2 impasse Gomboust) se distingue par ses éléments protégés : façades et toitures (sur rue et cour), escalier central, et passage cocher. Ces caractéristiques en font un exemple typique de l'habitat aristocratique et administratif du début des Lumières, où se mêlent fonctionnalité, représentation sociale et innovation urbanistique. La localisation, notée comme passable (5/10) dans les bases patrimoniales, souligne les limites documentaires malgré son intérêt historique avéré.