Frise chronologique
1862
Vente des terrains
Vente des terrains
1862 (≈ 1862)
Terrains cédés par la Ville pour régulariser le quai.
1864
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1864 (≈ 1864)
Œuvre d’Henri Blondel avec appartement intégré.
1866
Ajout des communs
Ajout des communs
1866 (≈ 1866)
Bâtiment en fond de cour (remises, écurie).
1890
Vente de l'immeuble
Vente de l'immeuble
1890 (≈ 1890)
Blondel cède la propriété après 26 ans.
26 avril 1999
Protection partielle
Protection partielle
26 avril 1999 (≈ 1999)
Inscription de éléments remarquables (porte, vestibule, etc.).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte cochère ; passage ; vestibule ; petit salon, salle à manger et office avec son bassin (désignés par le lot n° 61) de l'ancien appartement d'Henri Blondel situé au premier étage, au-dessus de l'entresol (cad. AN 97) : inscription par arrêté du 26 avril 1999
Personnages clés
| Henri Blondel - Architecte et propriétaire |
Conçoit l’immeuble et y vit jusqu’en 1893. |
| Auguste Millet - Sculpteur |
Auteur des cariatides du porche d’entrée. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 14 quai de la Mégisserie, dans le 1er arrondissement de Paris, fut érigé en 1864 par l’architecte Henri Blondel sur des terrains cédés par la Ville lors de la régularisation du quai. Ce projet s’inscrit dans les transformations urbaines du Second Empire, avec une façade en angle ouvrant sur le quai, la rue Bertin-Poiré et la rue Saint-Germain-l’Auxerrois. L’édifice, conçu pour abriter l’agence et l’appartement de Blondel (jusqu’en 1893), se distingue par son porche à cariatides sculptées par Auguste Millet, son passage intérieur et son vestibule orné de colonnes et médaillons antiques.
La structure comprend deux niveaux de sous-sols, trois étages carrés, un étage brisé et un comble. L’appartement de Blondel, au premier étage, conserve une décoration d’origine exceptionnelle : stucs dorés, dessus-de-porte peints et corniches moulurées. En 1866, un bâtiment de communs (remises et écurie) fut ajouté en fond de cour. L’immeuble, vendu en 1890, voit certains éléments protégés par arrêté en 1999, dont la porte cochère, le passage, le vestibule et des pièces de l’ancien appartement.
L’architecture mêle références classiques et fonctionnalité urbaine, illustrant le savoir-faire de Blondel, formé à l’École des Beaux-Arts. Les cariatides de Millet, inspirées de l’Antiquité, soulignent l’ambition esthétique du projet. La localisation sur le quai de la Mégisserie, historique pour ses activités artisanales (mégisserie, peausseries), renforce son ancrage dans le Paris haussmannien, entre modernité et héritage.
Classé Monument Historique pour ses parties les plus remarquables, l’immeuble témoigne des mutations parisiennes sous Napoléon III. La protection de 1999 concerne aussi le petit salon, la salle à manger et l’office de Blondel, avec son bassin intégré. Ces espaces, préservés dans leur état d’origine, offrent un rare exemple d’habitat bourgeois lié à la profession d’architecte au XIXe siècle.