Frise chronologique
1790
Suppression du couvent des Filles-Dieu
Suppression du couvent des Filles-Dieu
1790 (≈ 1790)
Libération de l'emplacement pour la place du Caire.
1798
Prise du Caire par Bonaparte
Prise du Caire par Bonaparte
1798 (≈ 1798)
Événement inspirant l'aménagement urbain.
1799
Construction de l'immeuble et du Passage du Caire
Construction de l'immeuble et du Passage du Caire
1799 (≈ 1799)
Ouverture simultanée de la place et des voies.
28 avril 1964
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
28 avril 1964 (≈ 1964)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur la place, la façade sur la rue et les toitures correspondantes : inscription par arrêté du 28 avril 1964
Personnages clés
| Bonaparte - Général et futur empereur |
Inspirateur de l'aménagement via la campagne d'Égypte. |
Origine et histoire
L'immeuble situé 2 place du Caire, dans le 2e arrondissement de Paris, date du 4e quart du XVIIIe siècle. Il a été construit en 1799, un an après la prise du Caire par Bonaparte, sur l'emplacement de l'ancien couvent des Filles-Dieu, supprimé en 1790. Cet édifice marque l'entrée du Passage du Caire, ouvert la même année, et reflète une période de fascination pour l'Égypte antique, inspirée par les campagnes militaires napoléoniennes.
La façade de l'immeuble combine des éléments gothiques et des motifs néo-égyptiens, un style rare pour l'époque. On y trouve des têtes hathoriques, une frise représentant des scènes de chars et de guerriers, ainsi que des cartouches. Ces décors illustrent l'influence de l'expédition d'Égypte sur l'architecture parisienne, mêlant héritage médiéval et exotisme oriental. La façade et les toitures ont été protégées par un arrêté d'inscription en 1964.
La place du Caire, la rue et le passage éponymes ont été aménagés simultanément, formant un ensemble urbain cohérent. L'immeuble, avec son entrée monumentale, joue un rôle clé dans cet aménagement, symbolisant à la fois l'innovation architecturale de la Révolution et le goût pour l'antiquité égyptienne. Son emplacement correspond à l'ancienne parcelle du couvent des Filles-Dieu, dont la suppression a permis cette restructuration urbaine.