Frise chronologique
1834-1835
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1834-1835 (≈ 1835)
Œuvre de l’architecte Lesueur dans le lotissement.
10 mars 2006
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
10 mars 2006 (≈ 2006)
Protection des façades, toitures et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade et la toiture sur rue ; le passage cocher ; les façades et les toitures sur la cour commune aux immeubles du 5, boulevard des Capucines et 30, rue du Quatre-Septembre ; l'escalier principal ; ainsi que certaines pièces avec leur décor aux deuxième, troisième, quatrième et cinquième étages selon le plan annexé à l'arrêté (cad. AC 5) : inscription par arrêté du 10 mars 2006
Personnages clés
| Lesueur - Maître d'œuvre |
Architecte de l’immeuble en 1834-1835. |
Origine et histoire
L’immeuble du 7 boulevard des Capucines, dans le 2e arrondissement de Paris, s’inscrit dans le vaste projet de lotissement des Fossés jaunes, une opération urbaine majeure liée à la disparition de l’enceinte de Louis XIV. Ce percement des boulevards, symbolisant la modernisation haussmannienne avant l’heure, a permis la création d’un nouveau quartier au cœur de Paris. L’édifice, conçu par Lesueur entre 1834 et 1835, forme avec le n°5 un ensemble cohérent autour d’une cour commune à colonnade, illustrant l’architecture résidentielle bourgeoise de l’époque.
La reconstruction partielle des façades arrière de l’immeuble a été nécessaire lors du percement de la rue du Quatre-Septembre, modifiant partiellement sa structure d’origine. Parmi ses éléments remarquables, on compte la façade et la toiture sur rue, le passage cocher, ainsi que des pièces intérieures conservées avec leur décor d’origine (du 2e au 5e étage). Ces caractéristiques ont motivé son inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 10 mars 2006, soulignant sa valeur patrimoniale dans le paysage parisien.
L’immeuble reflète aussi les mutations sociales du XIXe siècle, où la bourgeoisie investit ces nouveaux quartiers pour y établir des résidences prestigieuses. La cour commune et les éléments décoratifs préservés (escalier principal, colonnade) témoignent d’un souci d’esthétique et de fonctionnalité, typique des constructions de cette période. Aujourd’hui, le bâtiment reste une propriété privée, mais son inscription protège ses parties les plus emblématiques, assurant leur transmission aux générations futures.