Frise chronologique
1666-1670
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1666-1670 (≈ 1668)
Campagne locative par la Maison de Sorbonne
29 mars 1928
Première protection
Première protection
29 mars 1928 (≈ 1928)
Inscription imposte et vantaux de porte
19 juin 2000
Seconde protection
Seconde protection
19 juin 2000 (≈ 2000)
Façades, cage d’escalier et escalier inscrits
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Imposte et vantaux de porte : inscription par arrêté du 29 mars 1928 - Les façades sur rue et sur cour ; la cage d'escalier ; l'escalier avec sa rampe et ses marches (cad. BN 50) : inscription par arrêté du 19 juin 2000
Personnages clés
| Jacques Curadelle - Architecte |
Concepteur de l’immeuble pour la Sorbonne |
| Jean Thiriot - Architecte (oncle par alliance) |
Lien avec le Cardinal de Richelieu |
Origine et histoire
L’immeuble du 15 rue Champollion, dans le 5e arrondissement de Paris, date du 3e quart du XVIIe siècle (1666-1670). Il s’agit d’un vestige d’une campagne de construction d’ensembles locatifs menée par la Maison et Société de Sorbonne, institution emblématique liée à l’Université de Paris. Ce projet immobilier visait à loger étudiants, professeurs ou membres du clergé, reflétant l’expansion urbaine et intellectuelle du quartier latin à cette époque. La conception fut confiée à Jacques Curadelle, architecte et neveu par alliance de Jean Thiriot, lui-même architecte du Cardinal de Richelieu. Ce lien illustre les réseaux d’influence artistiques et politiques qui structuraient les grands chantiers parisiens sous Louis XIV.
Les façades sur cour ont été remaniées aux XVIIIe et XIXe siècles, mais la façade sur rue conserve des éléments originels, comme des baies à châssis à petits bois et cabochons, ainsi que des vestiges de volets du XVIIe siècle. La cage d’escalier, en revanche, a préservé ses dispositions d’origine : rampes en fer forgé, balustres en bois, vantaux à claire-voie, et marches en tommettes. Ces détails architecturaux témoignent des techniques de construction et du goût esthétique du milieu du XVIIe siècle, mêlant fonctionnalité et ornements sobres.
L’immeuble a fait l’objet de deux protections au titre des Monuments Historiques : une première en 1928 pour ses impostes et vantaux de porte, puis une seconde en 2000 pour ses façades, sa cage d’escalier et son escalier avec sa rampe. Ces inscriptions soulignent la valeur patrimoniale de l’édifice, à la fois comme témoin de l’urbanisme sorbonnard et comme exemple d’architecture civile parisienne sous le règne de Louis XIV. La localisation dans la rue Champollion, proche du collège de France et de la Sorbonne, renforce son ancrage dans l’histoire intellectuelle et urbaine de Paris.