Frise chronologique
1703
Fondation de la congrégation
Fondation de la congrégation
1703 (≈ 1703)
Création par Claude Poullart des Places.
1732
Installation rue Lhomond
Installation rue Lhomond
1732 (≈ 1732)
Bâtiments aménagés par René Baudoin.
1777
Formation des missionnaires
Formation des missionnaires
1777 (≈ 1777)
Début des formations pour les colonies.
1778-1782
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1778-1782 (≈ 1780)
Œuvre de Le Camus puis Chalgrin.
1792
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire
1792 (≈ 1792)
Vente des bâtiments en 1796.
1822
Retour des Spiritains
Retour des Spiritains
1822 (≈ 1822)
Réinstallation dans les locaux.
1876-1878
Décoration de la chapelle
Décoration de la chapelle
1876-1878 (≈ 1877)
Peintures et stalles ajoutées.
1928
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
1928 (≈ 1928)
Inscription des façades.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rue et sur jardin : inscription par arrêté du 29 mars 1928
Personnages clés
| Claude Poullart des Places - Fondateur de la congrégation |
Créa les Spiritains en 1703. |
| René Baudoin - Architecte |
Conçut les bâtiments en 1732. |
| Le Camus de Mézières - Architecte initial |
Débuta la chapelle en 1778. |
| Jean-François Chalgrin - Architecte |
Acheva la chapelle et sa façade. |
| François Duret - Sculpteur |
Auteur du bas-relief missionnaire. |
| François Libermann - Rénovateur de la congrégation |
Relança les Spiritains au XIXe. |
Origine et histoire
Le séminaire du Saint-Esprit, situé 28-30 rue Lhomond dans le 5e arrondissement de Paris, est la maison-mère de la congrégation du Saint-Esprit, fondée en 1703 par Claude Poullart des Places. La communauté s’installe en 1732 dans des bâtiments conçus par l’architecte René Baudoin, sur l’actuelle rue Lhomond (alors rue des Postes). Ce lieu devient un centre de formation pour les prêtres-missionnaires destinés aux colonies françaises à partir de 1777. La chapelle, édifiée entre 1778 et 1782 par Le Camus de Mézières puis Chalgrin, est ornée d’un bas-relief de François Duret représentant La prédication et le baptême par les missionnaires, avec 26 personnages.
Le séminaire est fermé en 1792 pendant la Révolution, et ses bâtiments sont vendus en 1796. Ils abritent successivement une fabrique de papier (1796) et l’École normale supérieure (à partir de 1813). La congrégation revient en 1822 et rétablit la maison-mère, désormais complétée par une généralice à Rome. L’intérieur de la chapelle, décoré entre 1876 et 1878, intègre des stalles provenant de l’abbaye Notre-Dame du Gard. Le grand bâtiment du XVIIIe siècle conserve des éléments originaux, comme une charpente massive et un escalier en fer forgé.
L’architecture du site, marquée par l’œuvre de Chalgrin (façade de la chapelle et bâtiment sur rue), reflète son importance historique et religieuse. La congrégation, revitalisée au XIXe siècle par François Libermann, étend son action missionnaire dans une soixantaine de pays, notamment en Afrique. Les façades sur rue et sur jardin sont inscrites aux monuments historiques depuis 1928, soulignant la valeur patrimoniale de cet ensemble parisien.
La chapelle et ses décors intérieurs, ainsi que le bas-relief de Duret, témoignent de l’art religieux du XVIIIe siècle. Le séminaire incarne aussi l’évolution des Spiritains, passés d’une communauté française à un réseau international de missionnaires. Aujourd’hui, le 30 rue Lhomond reste un lieu chargé d’histoire, lié à la fois au patrimoine architectural parisien et à l’héritage spirituel de la congrégation.