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Immeuble à Paris 1er dans Paris

Immeuble

    30 Rue Lhomond
    75005 Paris 5e Arrondissement
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Crédit photo : LPLT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1703
Fondation de la congrégation
1732
Installation rue Lhomond
1777
Formation des missionnaires
1778-1782
Construction de la chapelle
1792
Fermeture révolutionnaire
1822
Retour des Spiritains
1876-1878
Décoration de la chapelle
1928
Protection patrimoniale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades sur rue et sur jardin : inscription par arrêté du 29 mars 1928

Personnages clés

Claude Poullart des Places - Fondateur de la congrégation Créa les Spiritains en 1703.
René Baudoin - Architecte Conçut les bâtiments en 1732.
Le Camus de Mézières - Architecte initial Débuta la chapelle en 1778.
Jean-François Chalgrin - Architecte Acheva la chapelle et sa façade.
François Duret - Sculpteur Auteur du bas-relief missionnaire.
François Libermann - Rénovateur de la congrégation Relança les Spiritains au XIXe.

Origine et histoire

Le séminaire du Saint-Esprit, situé 28-30 rue Lhomond dans le 5e arrondissement de Paris, est la maison-mère de la congrégation du Saint-Esprit, fondée en 1703 par Claude Poullart des Places. La communauté s’installe en 1732 dans des bâtiments conçus par l’architecte René Baudoin, sur l’actuelle rue Lhomond (alors rue des Postes). Ce lieu devient un centre de formation pour les prêtres-missionnaires destinés aux colonies françaises à partir de 1777. La chapelle, édifiée entre 1778 et 1782 par Le Camus de Mézières puis Chalgrin, est ornée d’un bas-relief de François Duret représentant La prédication et le baptême par les missionnaires, avec 26 personnages.

Le séminaire est fermé en 1792 pendant la Révolution, et ses bâtiments sont vendus en 1796. Ils abritent successivement une fabrique de papier (1796) et l’École normale supérieure (à partir de 1813). La congrégation revient en 1822 et rétablit la maison-mère, désormais complétée par une généralice à Rome. L’intérieur de la chapelle, décoré entre 1876 et 1878, intègre des stalles provenant de l’abbaye Notre-Dame du Gard. Le grand bâtiment du XVIIIe siècle conserve des éléments originaux, comme une charpente massive et un escalier en fer forgé.

L’architecture du site, marquée par l’œuvre de Chalgrin (façade de la chapelle et bâtiment sur rue), reflète son importance historique et religieuse. La congrégation, revitalisée au XIXe siècle par François Libermann, étend son action missionnaire dans une soixantaine de pays, notamment en Afrique. Les façades sur rue et sur jardin sont inscrites aux monuments historiques depuis 1928, soulignant la valeur patrimoniale de cet ensemble parisien.

La chapelle et ses décors intérieurs, ainsi que le bas-relief de Duret, témoignent de l’art religieux du XVIIIe siècle. Le séminaire incarne aussi l’évolution des Spiritains, passés d’une communauté française à un réseau international de missionnaires. Aujourd’hui, le 30 rue Lhomond reste un lieu chargé d’histoire, lié à la fois au patrimoine architectural parisien et à l’héritage spirituel de la congrégation.

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