Frise chronologique
1er quart du XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
1er quart du XVIIe siècle (≈ 1725)
Datation de l’immeuble d’origine.
1929-1931
Décor de la façade
Décor de la façade
1929-1931 (≈ 1930)
Réalisation du sgraffito par Adigheri.
31 juillet 1990
Protection de la façade
Protection de la façade
31 juillet 1990 (≈ 1990)
Inscription au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue (cad. AX 69) : inscription par arrêté du 31 juillet 1990
Personnages clés
| Adigheri - Maçon italien |
Auteur du décor en sgraffito (1929-1931). |
| Facchetti - Charcutier-traiteur |
Commanditaire du décor de la façade. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 134 rue Mouffetard, dans le 5e arrondissement de Paris, est un édifice dont la structure remonte au début du XVIIe siècle. Son intérêt patrimonial réside principalement dans sa façade, transformée entre 1929 et 1931 par le maçon italien Adigheri. Ce dernier, sollicité par le charcutier-traiteur Facchetti, y réalisa un décor pittoresque utilisant la technique du sgraffito : un ciment gratté créant des effets de camaïeu, rehaussé de pastilles brillantes. Cette méthode, rare en France, confère à la façade une originalité qui motiva sa protection au titre des Monuments Historiques.
La protection de la façade, inscrite par arrêté du 31 juillet 1990, concerne spécifiquement son décor du XXe siècle, témoignant de l’artisanat italien et de son adaptation à un contexte parisien. Le commanditaire, Facchetti, était un charcutier-traiteur dont l’activité commerciale inspira peut-être le choix d’un décor aussi singulier pour son enseigne. L’immeuble illustre ainsi une superposition de deux époques : une ossature classique du XVIIe siècle et une ornementation Art déco tardive, reflétant les échanges culturels entre la France et l’Italie dans l’entre-deux-guerres.
La localisation de l’immeuble, sur la rue Mouffetard — une artère historique et commerçante du Quartier Latin — renforce son ancrage dans le patrimoine parisien. La technique du sgraffito, bien que plus répandue en Italie, trouve ici un exemple préservé et documenté, offrant un contraste avec les façades haussmanniennes dominantes. L’inscription au titre des Monuments Historiques souligne la valeur artistique de ce décor, tout en protégeant un savoir-faire artisanal aujourd’hui peu répandu.