Frise chronologique
1776-1777
Acquisition et unification
Acquisition et unification
1776-1777 (≈ 1777)
Charles Dupré achète et unit les deux parties.
1842
Mosaïque datée
Mosaïque datée
1842 (≈ 1842)
Pavement ocre rouge avec grecque noire.
Fin XVIIIe siècle
Construction de l’escalier
Construction de l’escalier
Fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Escalier circulaire et rampe en fer forgé.
10 novembre 2003
Protection officielle
Protection officielle
10 novembre 2003 (≈ 2003)
Inscription escalier et vestibule aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'escalier avec sa rampe et sa cage et le vestibule de l'immeuble (cad. AD 82) : inscription par arrêté du 10 novembre 2003
Personnages clés
| Charles Dupré - Propriétaire et rénovateur |
Unit et remodèle l’hôtel particulier fin XVIIIe. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 10 rue de l’Éperon et 16 rue du Jardinet, dans le 6e arrondissement de Paris, est un hôtel particulier dont l’histoire s’étend du dernier quart du XVIIIe siècle à la seconde moitié du XIXe siècle. Il se compose initialement de deux parties distinctes : l’une datant du XVIIe siècle, l’autre située sur la rue de l’Éperon. Ces deux ensembles sont acquis en 1776 et 1777, puis réunis par Charles Dupré, qui entreprend un remodelage complet de l’édifice. Parmi les transformations majeures figure la construction d’un escalier circulaire, caractéristique de l’ingéniosité architecturale de l’époque.
L’escalier repose sur un noyau de maçonnerie en sous-sol, avec une structure en bois et des marches du premier niveau en pierre. Les sols et les repos sont ornés d’une mosaïque de pavement ocre rouge, agrémentée d’une grecque noire, datée de 1842. La rampe en fer forgé, composée de barreaux verticaux à arcades, illustre le style de la fin du XVIIIe siècle. Ces éléments, notamment l’escalier avec sa rampe et sa cage ainsi que le vestibule, ont été protégés par une inscription au titre des Monuments Historiques le 10 novembre 2003, soulignant leur valeur patrimoniale.
L’adresse précise de l’immeuble, 10 rue de l’Éperon et 16 rue du Jardinet, place ce monument au cœur d’un quartier historique de Paris. Bien que la localisation exacte soit jugée « passable » (note de 5/10), l’immeuble reste un exemple notable de l’évolution de l’habitat aristocratique puis bourgeois dans la capitale, entre Ancien Régime et période moderne. Les sources disponibles, notamment Monumentum, confirment son importance dans le paysage architectural parisien.