Frise chronologique
1900
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
1900 (≈ 1900)
Œuvre de Jules Lavirotte pour Alexandre Bigot.
1901
Prix de la ville de Paris
Prix de la ville de Paris
1901 (≈ 1901)
Façade lauréate du concours municipal.
1964
Première protection
Première protection
1964 (≈ 1964)
Inscription façade et toiture aux MH.
2015
Extension de la protection
Extension de la protection
2015 (≈ 2015)
Hall, escalier et cage inscrits.
1er quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction
1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Contexte Art nouveau parisien.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur rue et la toiture correspondante : inscription par arrêté du 16 octobre 1964
Personnages clés
| Jules Lavirotte - Architecte |
Concepteur de l’immeuble en 1900. |
| Alexandre Bigot - Céramiste et commanditaire |
Propriétaire, fournisseur des décors céramiques. |
| Jean-Baptiste Larrivé - Sculpteur |
Auteur de figures sculptées. |
| Théobald-Joseph Sporrer - Sculpteur |
Contributeur aux décors extérieurs. |
Origine et histoire
L’immeuble Lavirotte, situé au 29 avenue Rapp dans le 7e arrondissement de Paris, est un immeuble de rapport emblématique du style Art nouveau. Construit en 1900 par l’architecte Jules Lavirotte pour le céramiste Alexandre Bigot, il se distingue par sa façade ornée de grès flammé et de décors céramiques. Ces éléments servaient de vitrine aux productions de Bigot, tout en intégrant des sculptures signées Théobald-Joseph Sporrer, Firmin Michelet, Alfred Jean Halou et Jean-Baptiste Larrivé. L’édifice, lauréat du concours de façades de la ville de Paris en 1901, incarne l’alliance entre art industriel et architecture résidentielle.
La protection patrimoniale de l’immeuble s’est échelonnée dans le temps. Dès 1964, sa façade sur rue et sa toiture furent inscrites aux monuments historiques, suivies en 2015 par l’extension de cette protection au hall d’entrée, à l’escalier et à sa cage. Parallèlement, l’immeuble a obtenu le label « patrimoine du XXe siècle », soulignant son importance dans l’histoire architecturale parisienne. Les décors exubérants, mêlant symbolisme et motifs végétaux, en font un témoignage majeur de l’Art nouveau en France, tout en reflétant les innovations techniques de l’époque, comme l’usage de la céramique architecturale.
L’immeuble Lavirotte s’inscrit dans un contexte urbain marqué par les transformations haussmanniennes et l’émergence de nouveaux matériaux. À Paris, au tournant du XXe siècle, les immeubles de rapport deviennent des supports d’expérimentation pour les artistes et artisans, comme en témoignent les collaborations entre Lavirotte et Bigot. Ce monument illustre aussi l’engouement pour les concours municipaux, outils de promotion de l’embellissement architectural. Aujourd’hui, il reste un lieu de passage admiré pour son audace esthétique, tout en étant protégé contre les altérations modernes.