Frise chronologique
1912-1914
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1912-1914 (≈ 1913)
Bâti par Méwès pour Guerlain.
2 août 1914
Inauguration du magasin
Inauguration du magasin
2 août 1914 (≈ 1914)
Ouverture de la boutique Guerlain.
1939
Redécoration de l'institut
Redécoration de l'institut
1939 (≈ 1939)
Travaux de Franck, Chanaux et Bérard.
17 septembre 1991
Protection du monument
Protection du monument
17 septembre 1991 (≈ 1991)
Inscription des façades et intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue ; boutique Guerlain au rez-de-chaussée, son entresol et l'institut de beauté au premier étage (cad. 08 : 02 BG 14) : inscription par arrêté du 17 septembre 1991
Personnages clés
| Charles-Frédéric Méwès - Architecte |
Concepteur de l’immeuble (1912-1914). |
| Jacques Guerlain - Parfumeur, commanditaire |
Client avec Pierre Guerlain. |
| Pierre Guerlain - Parfumeur, commanditaire |
Client avec Jacques Guerlain. |
| Christian Bérard - Décorateur |
Auteur du trompe-l'œil (1939). |
| Diego Giacometti - Sculpteur |
Créateur des appliques lumineuses. |
| Jean-Michel Franck - Ensemblier |
Redécoration de l’institut (1939). |
| Adolphe Chanaux - Ensemblier |
Collaborateur de Franck en 1939. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 68 avenue des Champs-Élysées, dans le 8e arrondissement de Paris, a été construit entre 1912 et 1914 par l’architecte Charles-Frédéric Méwès pour les parfumeurs Jacques et Pierre Guerlain. Ce bâtiment de sept niveaux, inauguré le 2 août 1914, se distingue par son rez-de-chaussée dédié à une boutique de luxe, ornée de marbre, miroirs et lustres en cristal. La façade combine pierre de taille et fer, notamment pour le bow-window central s’élevant sur trois étages.
L’institut de beauté, situé au premier étage, a été redécoré en 1939 par les ensembliers Jean-Michel Franck et Adolphe Chanaux. Le décor en trompe-l'œil, conçu par Christian Bérard, et les appliques lumineuses en pierre, sculptées par Diego Giacometti, ajoutent à son prestige. Ces éléments, ainsi que la façade et la toiture, ont été protégés par un arrêté d’inscription en 1991.
L’immeuble illustre l’alliance entre commerce de luxe et architecture innovante au début du XXe siècle. Il reflète aussi l’importance de l’avenue des Champs-Élysées comme vitrine du savoir-faire parisien, mêlant art, artisanat et modernité. Aujourd’hui, il reste un témoignage de l’âge d’or des parfumeurs français et de leur collaboration avec des artistes et architectes renommés.