Frise chronologique
1838
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1838 (≈ 1838)
Immeuble de rapport bâti après lotissement.
19 décembre 2008
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
19 décembre 2008 (≈ 2008)
Protection des façades, toitures et escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures sur rues et sur cour, à l'exception de la façade sur la seconde cour ; les trois passages cochers ; le sol de la cour et l'escalier et sa cage situés dans le bâtiment A (cad. AG 33, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 19 décembre 2008
Origine et histoire
L’immeuble situé au 18 rue Notre-Dame-de-Lorette et 2 rue Laferrière, dans le 9e arrondissement de Paris, est un exemple typique d’immeuble de rapport construit en 1838. Il s’inscrit dans le cadre du lotissement du quartier de la place Saint-Georges, une opération urbaine majeure du XIXe siècle visant à moderniser et structurer ce secteur parisien. L’édifice se distingue par son architecture néoclassique, notamment visible dans le décor de son porche, ainsi que par la conservation intégrale de ses menuiseries d’origine, témoignages précieux de l’artisanat de l’époque.
La particularité architecturale de cet immeuble réside dans son escalier central, organisé autour d’un noyau ouvert et éclairé par un oculus zénithal. Ce dernier est intégré à une coupole décorée, illuminant une cage d’escalier de plan ovale située dans le corps de bâtiment donnant sur les deux rues. Ces éléments, combinés à la préservation des façades et toitures sur rues et sur cour, ainsi que des passages cochers, ont motivé son inscription comme Monument Historique par arrêté du 19 décembre 2008. Le sol de la cour et l’escalier avec sa cage, situés dans le bâtiment A, font également partie des éléments protégés.
Le quartier de la place Saint-Georges, où se trouve cet immeuble, illustre les transformations urbaines parisiens du XIXe siècle, marquées par la spéculation immobilière et l’émergence de nouveaux modes de vie bourgeois. Les immeubles de rapport, comme celui-ci, étaient conçus pour maximiser les revenus locatifs tout en offrant un cadre résidentiel prestigieux. Leur architecture reflétait souvent les goûts esthétiques dominants de l’époque, mêlant fonctionnalité et ornements inspirés des styles classiques.
Les protections accordées en 2008 soulignent la valeur patrimoniale de cet édifice, tant pour son état de conservation exceptionnel que pour son représentativité dans l’histoire de l’habitat parisien. Les façades, toitures, passages cochers et l’escalier avec sa coupole zénithale constituent des exemples remarquables du savoir-faire architectural et artisanal du milieu du XIXe siècle, période charnière dans l’évolution urbaine de Paris.