Construction de l’immeuble 2e moitié du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Période de construction attestée par les sources.
23 mars 1990
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 23 mars 1990 (≈ 1990)
Protection des façades, toitures et cage d’escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; cage d'escalier avec sa rampe en ferronnerie (cad. IL 23) : inscription par arrêté du 23 mars 1990
Personnages clés
Information non disponible - Propriétaire ou commanditaire (initiales L et R)
Identité inconnue, mentionnée par les initiales.
Origine et histoire
L’immeuble situé 5 rue Pascal à Clermont-Ferrand est une grande maison de la seconde moitié du XVIIIe siècle, représentative de l’architecture civile de cette période. Sa façade, d’inspiration néo-classique, se distingue par des ouvertures aux encadrements moulurés et des crossettes, seuls ornements avec les ferronneries rocaille des appuis de fenêtres. Ces éléments reflètent une transition stylistique entre le baroque tardif et le classicisme naissant, typique des élites urbaines de l’époque.
La porte d’entrée donne accès à un couloir menant à une cage d’escalier rectangulaire, dont la rampe en fer forgé est un chef-d’œuvre d’artisanat. Au départ, une volute s’enroule autour d’un axe central surmonté d’un motif ouvragé, tandis que les panneaux intermédiaires alternent deux motifs symétriques : des enroulements complexes encadrant un cercle renfermant un fleuron stylisé. Entre le premier palier intermédiaire et le premier étage, ce cercle porte deux initiales enlacées (L et R), peut-être celles du commanditaire ou d’un artisan, bien que leur identité reste inconnue.
Les paliers, soutenus par des voûtes d’arêtes ou bombées selon leur niveau, illustrent une maîtrise technique des charpentiers et maçons du XVIIIe siècle. L’ensemble, inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 23 mars 1990, protège spécifiquement les façades, toitures et la cage d’escalier avec sa rampe. Cette protection souligne la valeur patrimoniale d’un édifice à la fois modeste par sa destination (une habitation bourgeoise) et exceptionnel par la qualité de ses décors intérieurs.
Le choix d’une ornementation sobre (crossettes, ferronneries) contraste avec les excès décoratifs du début du siècle, annonçant l’esthétique épurée du néo-classicisme. Les initiales L et R, bien que non documentées, évoquent une volonté de marquer l’espace de manière discrète mais permanente, pratique courante parmi les propriétaires aisés de l’Auvergne pré-révolutionnaire.
La localisation de l’immeuble, dans le centre de Clermont-Ferrand, suggère un quartier résidentiel fréquenté par la bourgeoisie marchande ou intellectuelle. À cette époque, la ville, alors capitale administrative de la province d’Auvergne, connaît un essor économique lié au commerce des toiles et à l’artisanat de luxe, dont témoignent les hôtels particuliers et maisons cossues encore visibles aujourd’hui.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis