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Immeuble, Rue du Prince à Pérouges dans l'Ain

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Immeuble
Ain

Immeuble, Rue du Prince à Pérouges

    3 Rue du Prince
    01800 Pérouges

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1130
Premières mentions du château
1354
Cession à la Savoie
1468
Siège victorieux contre le Dauphiné
1601
Rattachement à la France
1909
Projet de démolition avorté
1911
Fondation du Comité de Défense
1997
Création du Printemps de Pérouges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Guichard d'Anthon - Seigneur de Pérouges (XIIe siècle) Vassal des comtes de Forez, propriétaire initial.
Guigues II - Comte de Forez et de Lyon Cède Pérouges à l’Église de Lyon (1173).
Philippe de Bresse - Comte de Savoie (XVe siècle) Propriétaire de la cité après 1468.
Anthelme Thibaut - Défenseur du patrimoine (XXe siècle) Initiateur de la sauvegarde en 1909.
Édouard Herriot - Maire de Lyon, fondateur du comité Création du musée du Vieux Pérouges (1912).
Bill Clinton - Président des États-Unis Discours à Pérouges en 1996.

Origine et histoire

L’immeuble de la rue du Prince à Pérouges s’inscrit dans la cité médiévale fortifiée, dont les murailles datent des XIVe et XVe siècles. Cette bourgade, bâtie sur un éperon de tuf à 286 mètres d’altitude, était un poste stratégique entre le royaume de France et la Savoie. Ses maisons à colombages, alignées en ellipse, formaient une enceinte défensive continue, avec des murs épais de plus d’un mètre et des trous de boulins pour les hourds. La rue du Prince, reliant la place de l’église à la place de la Halle, abritait des demeures comme la Maison du Prince, aujourd’hui musée.

La cité connut un déclin démographique à la fin du XIXe siècle, frôlant l’abandon avec moins de dix habitants. Un projet de démolition fut envisagé en 1909, mais la mobilisation d’Anthelme Thibaut et la création du Comité de Défense du Vieux Pérouges (1911), soutenu par Édouard Herriot, permirent sa sauvegarde. Le musée du Vieux Pérouges, installé dans la Maison du Prince, et la restauration des façades médiévales redonnèrent vie au site, aujourd’hui classé parmi les Plus Beaux Villages de France.

Pérouges fut un enjeu politique et militaire : cédée à la Savoie en 1354 par le traité de Paris, elle résista en 1468 à une invasion dauphinoise. Le traité de Lyon (1601) la rattacha définitivement à la France, mettant fin à sa vocation défensive. Au XXe siècle, la cité devint un décor prisé pour le cinéma (Les Trois Mousquetaires, 1921 et 1932) et un lieu culturel, accueillant depuis 1997 le festival Le Printemps de Pérouges dans son église-fortifiée.

L’architecture de la rue du Prince reflète l’organisation médiévale : les maisons, alignées le long de la rue des Rondes, formaient un rempart intérieur. La Porte d’En-Haut, protégée par une tour carrée, marquait l’accès nord-ouest. Les activités artisanales, comme le tissage au XIIIe siècle, avaient contribué à sa prospérité. Aujourd’hui, la galette au sucre de Pérouges et les expositions du MAC Pérouges perpétuent son héritage culturel.

La place de la Halle, cœur de la cité, abrite le tilleul de Pérouges, planté avant la Révolution, et des monuments comme l’hostellerie du Vieux Pérouges. La légende locale associe saint Georges, patron de la ville, à la victoire sur un dragon représenté sur le blason. En 1996, Bill Clinton y prononça un discours après l’attentat de Khobar, soulignant son rayonnement international.

Liens externes