Construction initiale Moyen Âge (≈ 1125)
Escalier droit et baies de boutique d'origine.
Fin XVIIe - début XVIIIe siècle
Transformation moderne
Transformation moderne Fin XVIIe - début XVIIIe siècle (≈ 1825)
Ajout escalier en vis et fenêtres italiennes.
8 mai 1939
Protection officielle
Protection officielle 8 mai 1939 (≈ 1939)
Inscription façades aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Origine et histoire de l'Immeuble, Rue Terral
L’immeuble situé rue Terral à Montpellier est une petite maison d’angle à deux étages, typique de l’habitat médiéval urbain. Chaque niveau ne comptait qu’une seule pièce, distribuée à l’origine par un escalier droit caractéristique du Moyen Âge. Le rez-de-chaussée abritait des baies de boutique, tandis que les étages étaient éclairés par des fenêtres à double forme, reflétant les besoins commerciaux et résidentiels de l’époque. Les traces architecturales encore visibles aujourd’hui témoignent de ces usages initiaux, propres aux villes marchandes du sud de la France.
À la fin du XVIIe siècle ou au début du XVIIIe siècle, la maison a subi d’importants remaniements pour s’adapter aux nouvelles normes de confort et d’esthétique. L’escalier droit médiéval a été remplacé par un escalier en vis, plus pratique et symbolique du statut social, tandis que les fenêtres ont été modifiées pour adopter le style « à l’italienne », alors en vogue. Ces transformations illustrent la transition entre l’époque médiévale et l’époque moderne dans l’architecture domestique montpelliéraine, où l’influence italienne se diffuse progressivement.
Les façades du rez-de-chaussée et du premier étage ont été inscrites aux Monuments Historiques par arrêté du 8 mai 1939, reconnaissant leur valeur patrimoniale. Cette protection met en lumière l’importance de ce bâtiment comme témoin des évolutions architecturales et sociales de Montpellier, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque classique. Son emplacement à l’angle de la rue des Amandiers, dans le cœur historique de la ville, renforce également son intérêt pour comprendre l’urbanisme ancien de la région Occitanie.