Frise chronologique
1860
Intégration de l'avenue à Paris
Intégration de l'avenue à Paris
1860 (≈ 1860)
Annexion d'Auteuil à la capitale.
19 septembre 2023
Protection au titre des monuments historiques
Protection au titre des monuments historiques
19 septembre 2023 (≈ 2023)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
3e quart XXe siècle
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
3e quart XXe siècle (≈ 2062)
Période de réalisation du bâtiment.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de l’immeuble sis 16 avenue de Versailles : toutes les façades et toitures, y compris la terrasse supérieure formant toiture et ses vérandas, la « cour » formant toiture du garage et accessible par un escalier situé entre le premier et deuxième étages, les 2 verrières couvrant le garage, les escaliers extérieurs donnant sur ladite cour, les jardinières en béton et la pergola, les parties communes de l’immeuble principal, formées par le vestibule d’entrée, les escaliers et leur cage depuis les caves jusqu’au dernier étage, le tout situé sur la parcelle n° 17, figurant au cadastre section CB, tel que figuré sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 19 septembre 2023
Personnages clés
| Paul Branche - Architecte |
Maître d’œuvre de l’immeuble. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 16 avenue de Versailles, dans le 16e arrondissement de Paris, est un bâtiment construit au cours du 3e quart du XXe siècle. Il se distingue par des éléments architecturaux protégés depuis 2023, notamment ses façades, toitures, une terrasse supérieure avec vérandas, une cour-toiture accessible par un escalier, ainsi que des jardinières en béton et une pergola. Ces caractéristiques reflètent une attention particulière portée à l’intégration d’espaces extérieurs fonctionnels et esthétiques dans l’architecture résidentielle parisienne de cette époque.
L’avenue de Versailles, sur laquelle se trouve cet immeuble, est une voie historique de Paris, autrefois appelée route de Versailles ou route de la Reine. Elle a été intégrée à la capitale en 1860 lors de l’annexion d’Auteuil, puis classée dans la voirie parisienne en 1863. Cette avenue, longue de 2,080 km, relie la place Clément-Ader à la porte de Saint-Cloud et a accueilli plusieurs bâtiments remarquables, dont certains de style Art déco ou signés par des architectes renommés comme Hector Guimard. L’immeuble du 16 avenue de Versailles s’inscrit ainsi dans un environnement urbain marqué par une mixité architecturale et historique.
La protection de l’immeuble par arrêté du 19 septembre 2023 concerne spécifiquement ses parties communes (vestibule, escaliers, cage d’escalier) ainsi que des éléments extérieurs comme les verrières du garage et les escaliers menant à la cour-toiture. Ces dispositions soulignent la valeur patrimoniale de l’édifice, conçu par l’architecte Paul Branche. L’inclusion de cet immeuble dans la base Mérimée et sa localisation précise (parcelle cadastre section CB, n°17) confirment son importance dans le paysage architectural parisien contemporain.
Bien que le texte source ne détaille pas les usages initiaux de l’immeuble, sa configuration (garage, terrasses, espaces communs élaborés) suggère une destination résidentielle de standing, typique des réalisations du XXe siècle dans les quartiers aisés de l’ouest parisien. La présence de bas-reliefs ou d’éléments décoratifs, comme celui représentant Hercule combattant l’hydre de Lerne sur la façade d’un immeuble voisin (no 16), pourrait indiquer une volonté d’embellissement artistique dans ce secteur, bien que cet élément précis ne concerne pas directement le 16 avenue de Versailles.
L’architecte Paul Branche, mentionné comme maître d’œuvre, est associé à ce projet, mais les sources disponibles ne fournissent pas d’informations supplémentaires sur sa carrière ou ses autres réalisations. La protection récente (2023) de l’immeuble témoigne d’un intérêt croissant pour la préservation du patrimoine architectural du XXe siècle, souvent sous-représenté dans les classements traditionnels. Cet immeuble illustre ainsi l’évolution des critères patrimoniaux vers des périodes plus contemporaines.