Immeuble à Fontenay-le-Comte en Vendée

Immeuble

  • 85200 Fontenay-le-Comte
Immeuble
Immeuble
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1770-1780
Construction de l'hôtel
1797
Mariage Pervinquière
1810
Vente et division
1924-1934
Transformation en hôtel
1987
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures ; l'escalier à rampe en fer forgé (cad. AS 260, 261, 266) : inscription par arrêté du 16 juin 1987

Personnages clés

Jacques Charlot de la Vergne Propriétaire initial de l'hôtel particulier.
Jeanneau Épouse de Jacques Charlot de la Vergne, propriétaire du terrain.
Jean-Hilaire Charlot Fils de Jacques Charlot et Jeanneau, mari d'Isabelle-Julie de Pervinquière.
Isabelle-Julie de Pervinquière Épouse de Jean-Hilaire Charlot, donnant son nom à l'hôtel.
Marceau Bretaud Maire ayant acquis l'édifice après la Seconde Guerre mondiale.
Stülpnagel Général allemand ayant occupé l'immeuble pendant la Seconde Guerre mondiale.
Von Rundstedt Général allemand ayant occupé l'immeuble pendant la Seconde Guerre mondiale.

Origine et histoire

L'hôtel dit de Pervinquière, hôtel particulier situé 45-47-47bis rue de la République à Fontenay-le-Comte (Vendée), a été élevé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle ; les sources mentionnent une construction entre 1770 et la Révolution ou, plus précisément, entre 1775 et 1780. De style néo-classique, l'édifice s'accompagne d'un jardin et présente une façade ordonnancée sur trois niveaux, centrée par un balcon à balustrade faisant auvent ; les allèges du troisième niveau sont ornées de guirlandes de feuilles de chêne. Il fut édifié pour Jacques Charlot de la Vergne et son épouse, la dame Jeanneau ; leur fils Jean-Hilaire, qui épousa Isabelle-Julie de Pervinquière en 1797, a donné son nom à la demeure. En 1810, les époux Charlot-Pervinquière vendirent l'hôtel pour 29 629 francs à deux familles alliées, les Théronneau et les de Givry, entraînant la division de la propriété, constatée sur le plan d'alignement de 1826. L'acte de vente précise que Jacques Charlot et la dame Jeanneau firent bâtir l'hôtel sur un terrain appartenant à la dame Charlot. Depuis la division, la partie orientale (actuel n°47) a peu été modifiée, tandis que la partie occidentale (actuel n°45) a nécessité la construction d'un escalier. Au début du XXe siècle, la façade du n°45 a été refaite ; transformé en hôtel pour voyageurs sous l'enseigne « Rouet d'Argent » de 1924 à 1934, ce logement a ensuite fait l'objet de travaux intérieurs : reconstruction de l'escalier, restitution d'une cheminée et exécution de décors peints. Des aveux tardifs du fief de Saint-Michel-le-Cloucq, dont la propriété semble relever, pourraient permettre d'affiner la datation de l'édifice. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'immeuble servit de quartier général au commandement allemand pour la région située entre la Loire et la Gironde, plusieurs généraux s'y succédant, parmi eux Stülpnagel et Von Rundstedt. Après la guerre, l'édifice fut acquis par le maire Marceau Bretaud, puis cédé en deux portions et temporairement laissé vacant ; la moitié droite accueille aujourd'hui plusieurs logements tandis que la moitié gauche est une propriété privée. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1987.

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