Frise chronologique
1927-1928 (ou 1929-1932)
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1927-1928 (ou 1929-1932) (≈ 1928)
Réalisé par Henri Sauvage pour artistes.
15 janvier 1975
Classement Monument historique
Classement Monument historique
15 janvier 1975 (≈ 1975)
Façades et toitures protégées par arrêté.
1990
Ravalement des façades
Ravalement des façades
1990 (≈ 1990)
Restauration pour préserver l’aspect d’origine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : inscription par arrêté du 15 janvier 1975
Personnages clés
| Henri Sauvage - Architecte |
Concepteur du Studio Building en style Art déco. |
| Gentil & Bourdet - Céramistes (entreprise) |
Fournisseurs des carrelages polychromes extérieurs. |
Origine et histoire
L’immeuble Studio Building, situé 65 rue La Fontaine dans le 16e arrondissement de Paris, est un emblème de l’architecture Art déco des années 1920-1930. Conçu par l’architecte Henri Sauvage entre 1927 et 1932, il se distingue par sa structure en béton armé entièrement revêtue de carrelages polychromes (gris pâle, jaune et bleu) fournis par l’entreprise Gentil & Bourdet. Destiné à des artistes, il propose 50 logements et ateliers organisés en duplex, éclairés par des verrières sur deux niveaux, dont un espace de plus de 230 m2.
Les façades, donnant sur les rues La Fontaine, du Général-Largeau et des Perchamps, contrastent par leur traitement : polychrome côté rue et blanc côté cour. L’immeuble incarne le luxe et la modernité de l’époque, avec des matériaux nobles et une conception innovante pour l’habitat d’artistes. Il combine fonctionnalité (ateliers intégrés) et esthétique, typique du mouvement Art déco qui marie géométrie et ornements.
Classé Monument historique en 1975 pour ses façades et toitures, le Studio Building a bénéficié d’un ravalement en 1990, préservant son état d’origine. Les sources mentionnent des divergences sur les dates de construction (1927-1928 selon Monumentum, 1929-1932 selon Wikipedia), reflétant peut-être des phases distinctes du projet. Son architecture reste un témoignage majeur de l’innovation urbaine parisienne de l’entre-deux-guerres.
L’immeuble s’inscrit dans un contexte où Paris attire une communauté artistique internationale, nécessitant des espaces adaptés à la création. Le 16e arrondissement, alors en plein essor résidentiel, accueille cette réalisation comme symbole d’un patrimoine à la fois élitiste et fonctionnel. Les carrelages de Gentil & Bourdet, spécialiste de la céramique architecturale, soulignent aussi le lien entre artisanat d’art et architecture moderne.