Frise chronologique
années 1770
Conception initiale
Conception initiale
années 1770 (≈ 1770)
Planification liée au déplacement du cimetière.
an II (1793-1794)
Adjudication des parcelles
Adjudication des parcelles
an II (1793-1794) (≈ 1794)
Début officiel des constructions retardé.
1820
Parcelles non bâties
Parcelles non bâties
1820 (≈ 1820)
113 et 114 toujours vacantes.
28 janvier 1944
Protection des façades
Protection des façades
28 janvier 1944 (≈ 1944)
Inscription aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des maisons à arcades : inscription par arrêté du 28 janvier 1944
Origine et histoire
Les immeubles situés 2-8 place du Marché-Neuf à Saint-Germain-en-Laye présentent une unité architecturale remarquable sur leur façade principale, conformément à un cahier des charges strict. Cependant, leurs retours sur les rues adjacentes, notamment la rue de Poissy, révèlent des différences stylistiques notables. Cette rue est ornée de pilastres ioniques et de colonnes toscanes, ajoutant une dimension classique et variée à l'ensemble. Ces éléments suggèrent une conception ambitieuse, potentiellement liée au déplacement du cimetière local dans les années 1770, bien que les travaux n’aient été officiellement adjudiqués qu’en l’an II de la Révolution française (1793-1794).
L’histoire de ces immeubles illustre une chronologie complexe : si leur planification pourrait remonter aux années 1770, leur réalisation s’est étalée sur plusieurs décennies. En effet, l’adjudication des parcelles n’a eu lieu qu’en l’an II, et en 1820, certaines d’entre elles (les parcelles 113 et 114) n’étaient toujours pas bâties. Cette lenteur reflète peut-être les bouleversements politiques et économiques de la période révolutionnaire et post-révolutionnaire, qui ont pu retarder les projets urbains.
Les façades et toitures de ces maisons à arcades ont finalement été protégées par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques le 28 janvier 1944. Cette reconnaissance officielle souligne leur valeur patrimoniale, tant pour leur cohérence architecturale que pour leur témoignage des transformations urbaines de Saint-Germain-en-Laye entre le XVIIIe et le XIXe siècle. Leur localisation sur la place du Marché-Neuf, un espace central de la ville, renforce leur importance dans le paysage historique local.