Immeubles, 9-11 Rue de la Grande-Chaussée à Lille dans le Nord
Patrimoine classéPatrimoine urbainImmeuble
Immeubles, 9-11 Rue de la Grande-Chaussée à Lille
11 Rue de la Grande-Chaussée
59000 Lille
59000 Lille, 11 Rue de la Grande-Chaussée
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
Époque contemporaine
1100
…
1500
1600
1700
…
2000
1066
Première mention de la rue
Première mention de la rue 1066 (≈ 1066)
La rue est attestée sous le nom de Grande-Cauchie dans une charte de 1066, reliant la place du Marché au castrum.
1527
Interdiction du chaume
Interdiction du chaume 1527 (≈ 1527)
Le chaume est interdit pour la couverture des toits, une mesure préventive contre les incendies.
1545
Grand incendie de Lille
Grand incendie de Lille 1545 (≈ 1545)
Un incendie détruit 200 maisons en bois, dont une grande partie de celles de la rue Grande-Chaussée.
1567
Interdiction des maisons en bois
Interdiction des maisons en bois 1567 (≈ 1567)
Le Magistrat de Lille interdit la construction de maisons en bois, favorisant l'usage de la pierre.
1699
Transition architecturale
Transition architecturale 1699 (≈ 1699)
Il reste encore 58 maisons en bois contre 25 en pierre, marquant la lente transition vers des matériaux plus résistants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Magistrat de Lille
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Jean-Denis Clabaut
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Origine et histoire des Immeubles, Rue de la Grande-Chaussée
Les immeubles situés aux numéros 9 et 11 de la rue de la Grande-Chaussée à Lille sont des édifices emblématiques du Vieux-Lille, datant probablement du XVIIe ou XVIIIe siècle, période marquée par la reconstruction de la ville après les grands incendies. Leur construction s'inscrit dans le contexte postérieur à l'interdiction des maisons en bois, décrétée en 1567 par le Magistrat de Lille, suite à l'incendie de 1545 qui détruisit une grande partie de la rue. Ces immeubles, typiques de l'architecture lilloise de l'époque, témoignent de la transition vers des matériaux plus résistants comme la pierre et la brique, remplaçant progressivement le bois. Leur façade, souvent ornée de détails sculptés comme les navires évoquant les écuries de l'auberge de la Nef d'Argent, reflète l'influence maritime et commerciale de Lille à cette époque. La rue de la Grande-Chaussée, l'une des plus anciennes de Lille, était déjà mentionnée dans une charte de 1066 sous le nom de Grande-Cauchie. Elle reliait la place du Marché (actuelle Grand'Place) au castrum, le noyau originel de la ville. Les fouilles archéologiques et l'étude des caves médiévales ont révélé que cette rue faisait partie du forum de l'acte de fondation de la collégiale Saint-Pierre, délimitant ainsi un espace central de la vie urbaine. Les immeubles aux numéros 9 et 11, protégés au titre des monuments historiques, incarnent cette histoire millénaire. Leur architecture, bien que postérieure aux premières constructions médiévales, conserve des éléments typiques de l'habitat bourgeois lillois, avec des façades en pierre et des caves voûtées. Ces bâtiments ont survécu aux aléas historiques, notamment aux incendies et aux transformations urbaines, pour devenir des témoins silencieux de l'évolution de Lille. Leur préservation est d'autant plus précieuse qu'ils illustrent la résilience de la ville face aux catastrophes et son adaptation aux nouvelles normes de construction.