Frise chronologique
1ère moitié du XIXe siècle
Construction des immeubles
Construction des immeubles
1ère moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Période de construction initiale des trois bâtiments.
22 mars 1990
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques
22 mars 1990 (≈ 1990)
Inscription des façades, toitures et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rue et sur cour avec leurs toitures, passage et cage d'escalier, sol de la cour et décors de l'appartement du premier étage du n° 13 ; façades sur rue et sur cour avec leurs toitures, passage cocher avec sa porte métallique, sol de la cour du n° 15 ; façades sur rue et sur cour avec leurs toitures, passage et cage d'escalier, sol de la cour du n° 17 (cad. 09 : 03 AW 64, 116, 63) : inscription par arrêté du 22 mars 1990
Origine et histoire
L’Hôtel des Maréchaux désigne un ensemble de trois immeubles situés aux numéros 13, 15 et 17 de la rue Richer, dans le 9e arrondissement de Paris. Construits durant la première moitié du XIXe siècle, ces bâtiments reflètent les codes architecturaux de l’époque, mêlant élégance bourgeoise et fonctionnalité urbaine. Leur disposition autour de cours intérieures et leur décoration soignée, notamment au premier étage du n°13, témoignent d’une volonté de prestige typique des hôtels particuliers parisiens de cette période.
Les façades sur rue et sur cour, leurs toitures, ainsi que certains éléments intérieurs (cages d’escalier, sols de cour, décors d’appartement) ont été protégés par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques le 22 mars 1990. Cette protection concerne également des détails remarquables comme la porte métallique du passage cocher du n°15. Bien que propriété d’une société privée, ces immeubles conservent une valeur patrimoniale forte, liée à leur histoire et à leur représentation de l’habitat aisé sous la Restauration ou la Monarchie de Juillet.
La localisation de l’Hôtel des Maréchaux, dans un arrondissement alors en pleine transformation urbaine, souligne son rôle dans le développement du Paris haussmannien avant même les grands travaux du Second Empire. Les numéros 13, 15 et 17 forment un ensemble cohérent, dont l’unité stylistique et la conservation partielle des décors intérieurs offrent un aperçu rare des résidences bourgeoises de cette époque. Aujourd’hui, leur état de conservation et leur accessibilité (fermeture au public, usage privé) posent la question de la valorisation du patrimoine civil parisien du XIXe siècle.