Classement MH 1er mars 1926 (≈ 1926)
Protection des façades et murs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Mur de clôture sur rue de la cour de l'immeuble, 13 rue Bazoges et facade du bâtiment à usage de remise, à droite en entrant dans ladite cour ; mur de clôture du jardin, 15 rue Bazoges et dépendant du 8 rue des Augustins : classement par arrêté du 1er mars 1926
Personnages clés
Famille Chastaigner de Cramahé - Propriétaires présumés
Commanditaires des portails au XVIIe.
Origine et histoire
L'hôtel Chastaigner de Cramahé, situé au 8 rue des Augustins et 13-15 rue Bazoges à La Rochelle, est un immeuble dont la construction s'échelonne entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Sa façade postérieure, typique de la fin de la Renaissance, reflète l'opulence liée au commerce maritime de La Rochelle à cette période. Les ornements incluent deux cariatides, des vases d'amortissement et un cartouche, bien que le fronton ait été partiellement altéré. Ce bâtiment, probablement érigé pour la famille Chastaigner de Cramahé au XVIIe siècle, conserve des portails sur rue datés de cette époque, tandis que sa structure actuelle pourrait dater des XVIIIe ou XIXe siècles.
Le monument est protégé au titre des monuments historiques depuis le 1er mars 1926, un classement couvrant spécifiquement le mur de clôture de la cour (13 rue Bazoges), la façade d'une remise attenante, ainsi que le mur du jardin dépendant du 8 rue des Augustins. Ces éléments architecturaux témoignent de l'évolution urbaine et sociale de La Rochelle, marquée par son rôle de port majeur sur l'Atlantique pendant la Renaissance. L'édifice mêle ainsi des traces des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, illustrant les transformations stylistiques et fonctionnelles subies au fil des époques.
La localisation de l'hôtel, entre les rues des Augustins et Bazoges, place l'édifice dans le cœur historique de La Rochelle, une ville dont le patrimoine est profondément lié à son passé maritime et commercial. Les détails architecturaux, comme les cariatides ou les décors des portails, soulignent l'influence des courants artistiques de la Renaissance tardive, adaptés aux goûts locaux. Bien que certaines parties aient été modifiées ou endommagées (comme le fronton 'bûché'), l'ensemble conserve une valeur patrimoniale reconnue, comme en attestent les protections légales dont il bénéficie.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis