Frise chronologique
1867
Exposition universelle
Exposition universelle
1867 (≈ 1867)
Pavillon russe présenté à Paris.
1872
Reconstruction des isbas
Reconstruction des isbas
1872 (≈ 1872)
Datcha remontée villa Beauséjour.
1881
Vente à la veuve Pereire
Vente à la veuve Pereire
1881 (≈ 1881)
Acquisition par la famille Pereire.
1992
Protection monument historique
Protection monument historique
1992 (≈ 1992)
Inscription façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. CM 2, 4, 7) : inscription par arrêté du 18 juin 1992
Personnages clés
| Alphonse Lasnier - Architecte et propriétaire |
Concepteur des trois pavillons en brique. |
| Isaac Pereire - Ancien propriétaire (veuve) |
Acquéreur en 1881 via sa veuve. |
| Paul Benard - Maître d’œuvre |
Mentionné dans les sources officielles. |
Origine et histoire
Les isbas de la villa de Beauséjour forment un ensemble architectural unique composé de quatre pavillons situés dans le 16e arrondissement de Paris. Ces bâtiments, inscrits aux monuments historiques en 1992, sont les vestiges du pavillon russe de l’Exposition universelle de 1867. L’un d’eux, une datcha, fut construit à Saint-Pétersbourg par des charpentiers russes, démonté, puis reconstruit à Paris pour l’exposition avant d’être réinstallé en 1872 dans la villa de Beauséjour. Les trois autres pavillons, en brique et pierre revêtus de bois, proviennent également des bâtiments de l’Exposition, réutilisés par l’architecte Alphonse Lasnier, alors propriétaire des lieux.
L’ensemble fut acquis en 1881 par la veuve d’Isaac Pereire, un banquier et homme d’affaires influent du Second Empire. La revente de ces pavillons après l’Exposition universelle s’explique par leur coût logistique : les nations exposantes préféraient les céder plutôt que de les rapatrier, ces constructions étant jugées banales dans leurs pays d’origine. Aujourd’hui, seules les façades et toitures de ces isbas (cadastre CM 2, 4, 7) sont protégées, témoignant d’un héritage franco-russe méconnu.
L’architecte Paul Benard est mentionné comme maître d’œuvre dans les sources officielles, bien que son rôle exact dans la transformation ou la préservation des pavillons reste flou. La villa de Beauséjour, avec ses isbas, illustre ainsi l’engouement du XIXe siècle pour les architectures exotiques et les réemplois créatifs issus des expositions internationales. Ces bâtiments, situés aux 3ter et 6 villa Beauséjour ainsi qu’au 11bis boulevard Beauséjour, restent un exemple rare de patrimoine hybride, à la croisée des influences slaves et parisiennes.