Frise chronologique
1732
Décision de reconstruction
Décision de reconstruction
1732 (≈ 1732)
Projet lancé par les marguilliers de Saint-Gervais.
1739
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1739 (≈ 1739)
Immeubles construits par Vinage et Gabriel.
1789-1799
Vente comme biens nationaux
Vente comme biens nationaux
1789-1799 (≈ 1794)
Confisqués pendant la Révolution française.
XIXe siècle
Rachat par la ville
Rachat par la ville
XIXe siècle (≈ 1865)
Paris acquiert les immeubles après 1800.
1942-1946
Restauration par Laprade
Restauration par Laprade
1942-1946 (≈ 1944)
Campagne de préservation des façades.
8 juillet 2003
Protection officielle
Protection officielle
8 juillet 2003 (≈ 2003)
Inscription aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures sur rues des immeubles sis 2 à 14, rue François-Miron et 17, rue des Barres, ainsi que l'escalier du 14, rue François-Miron (cad. AK 78, 79) : inscription par arrêté du 8 juillet 2003
Personnages clés
| Jacques Vinage - Architecte |
Conçut les n°2 à 12 rue François-Miron. |
| Jacques Gabriel - Architecte |
Auteur du n°14 et du 17 rue des Barres. |
| Albert Laprade - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux entre 1942 et 1946. |
Origine et histoire
Les immeubles situés aux numéros 2 à 14 de la rue François-Miron et au 17 de la rue des Barres, dans le 4e arrondissement de Paris, furent construits au cours du 2e quart du XVIIIe siècle. Leur édification fut décidée en 1732 par les marguilliers de la paroisse Saint-Gervais-Saint-Protais, afin de remplacer des maisons menaçant ruine. Les travaux furent répartis entre deux architectes : Jacques Vinage se chargea des immeubles des n°2 à 12, tandis que Jacques Gabriel conçut le n°14 et l’immeuble de rapport adjacent au 17 rue des Barres. L’ensemble fut achevé en 1739.
Durant la Révolution française, ces biens furent vendus comme biens nationaux, avant d’être rachetés par la ville de Paris au XIXe siècle. Une campagne de restauration majeure fut menée entre 1942 et 1946 sous la direction de l’architecte Albert Laprade, permettant de préserver leurs façades et toitures caractéristiques. Aujourd’hui, ces immeubles sont protégés au titre des Monuments Historiques, avec une inscription par arrêté du 8 juillet 2003 couvrant leurs éléments extérieurs et l’escalier du n°14.
L’ensemble illustre l’évolution de l’urbanisme parisien au siècle des Lumières, marqué par une volonté de rationalisation et d’embellissement des espaces urbains. Leur localisation proche de l’église Saint-Gervais-Saint-Protais, cœur historique du Marais, souligne leur ancrage dans un quartier alors en pleine mutation, où se mêlaient habitat bourgeois, activités artisanales et vie paroissiale.
Les façades, typiques du style classique français, reflètent l’influence des grands architectes de l’époque, comme Gabriel, qui œuvra également pour la couronne. Leur préservation témoigne de l’importance accordée à ce patrimoine civil, moins médiatisé que les monuments religieux ou aristocratiques, mais tout aussi représentatif de l’histoire sociale et architecturale de Paris.