Frise chronologique
1840
Classement du beffroi
Classement du beffroi
1840 (≈ 1840)
Inscription parmi les monuments historiques.
1919-1921
Classement des façades
Classement des façades
1919-1921 (≈ 1920)
Protection de 52 immeubles et de l’hôtel de ville.
1945
Changement de nom
Changement de nom
1945 (≈ 1945)
Hommage aux résistants fusillés.
2005
Patrimoine UNESCO
Patrimoine UNESCO
2005 (≈ 2005)
Beffroi inscrit au patrimoine mondial.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Constant Le Gentil - Historien local |
Auteur de *Le vieil Arras* (1877). |
| Adolphe de Cardevacque - Archiviste |
Étudia les places d’Arras (1881). |
Origine et histoire
La place des Héros, située à Arras dans les Hauts-de-France, est une place historique de type grand-place, marquée par un aspect minéral typique des anciennes villes des Pays-Bas. Avec la Grand-Place voisine, elle constitue le cœur historique de la ville. Rectangulaire et couvrant environ 70 ares, elle est encadrée par l’hôtel de ville (classé en 1921) et son beffroi (classé depuis 1840 et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2005). Son nom actuel, adopté en 1945, rend hommage aux résistants arrageois fusillés pendant la Seconde Guerre mondiale.
L’architecture de la place reflète une forte influence flamande, visible à travers les pignons à volutes et les arcades en façade des 52 immeubles protégés. Ces classements, intervenus entre 1919 et 1921, soulignent la valeur patrimoniale de l’ensemble, reconstitué après les destructions de la Première Guerre mondiale. La place a également servi de décor à des films comme La Liste de mes envies (2014) et Pas son genre (2014), témoignant de son attractivité culturelle.
Avant 1945, la place était appelée Petite Place, un nom évoqué dans des ouvrages historiques comme Le vieil Arras (1877) de Constant Le Gentil ou Les places d'Arras (1881) d’Adolphe de Cardevacque. Ces sources décrivent son rôle central dans la vie urbaine, aux côtés de la Grand-Place et de la rue de la Taillerie, axe de liaison entre les deux espaces. Son tracé et son aménagement remontent à une tradition médiévale de places marchandes, bien que les bâtiments actuels datent majoritairement des reconstructions post-Première Guerre.