Crédit photo : Jean-Pierre Dalbéra from Paris, France - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1672
Première mention de la voie
Première mention de la voie
1672 (≈ 1672)
« Ruelle des Capucins » sur le plan de Jouvin.
1806
Renommage de la rue
Renommage de la rue
1806 (≈ 1806)
Devenue rue Méchain en hommage à l’astronome.
1929
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
1929 (≈ 1929)
Œuvre de Robert Mallet-Stevens en béton armé.
28 décembre 1984
Première protection MH
Première protection MH
28 décembre 1984 (≈ 1984)
Inscription des façades et cage d’escalier.
16 avril 2019
Extension de la protection
Extension de la protection
16 avril 2019 (≈ 2019)
Escaliers, vitraux, et éléments extérieurs inscrits.
28 juillet 2021
Classement partiel
Classement partiel
28 juillet 2021 (≈ 2021)
Façades, toitures et escaliers classés MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'immeuble sur cour, œuvre de Mallet-Stevens : les façades et les couvertures, y compris la verrière, et la cage d'escalier ; l'immeuble ancien sur rue : l'entrée avec ses oculi ainsi que le hall, œuvres de Mallet-Stevens (cad. 14:01 AR 5, 6) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984 ; Les parties suivantes de l'immeuble sur cour, œuvre de Robert Mallet-Stevens (bâtiment A) : la cage de l'escalier de service avec le monte-charges, l'immeuble sur rue (bâtiment B) : l'escalier et sa cage jusqu'au premier étage y compris les portes en acajou et les vitraux de Louis Barillet, les éléments ajoutés par l'architecte sur la façade sur jardin y compris la marquise et la jardinière, le sol et le jardin reliant les deux bâtiments, le couloir de service en sous-sol reliant les deux bâtiments, sis 7 rue Méchain, tels que représentés par un liseré rouge sur les plans annexés à l'arrêté (cad. AR5 et 6) : inscription par arrêté du 16 avril 2019 ; Les parties suivantes de l'immeuble sur cour, sis 7 rue Méchain : les façades et les toitures, l'escalier principal et sa cage, l'escalier de service et sa cage avec le monte-charge, le tout situé sur la parcelle n°5, figurant au cadastre section AR : classement par arrêté du 28 juillet 2021
Personnages clés
| Robert Mallet-Stevens - Architecte |
Concepteur de l’immeuble moderniste (1929). |
| Louis Barillet - Maître-verrier |
Auteur des verrières de la cage d’escalier. |
| Tamara de Lempicka - Artiste peintre |
Occupa un atelier dans l’immeuble (années 1950). |
| Jean Prouvé - Designer industriel |
Portes en métal et verre attribuées. |
| Pierre Méchain - Astronome |
Éponyme de la rue (1806). |
| Gilles Caron - Photographe |
Résident dans les années 1960. |
Origine et histoire
L’immeuble situé au 7 rue Méchain, dans le 14e arrondissement de Paris, est une réalisation emblématique de l’architecte Robert Mallet-Stevens, construite au 2e quart du XXe siècle (1929). Ce bâtiment moderniste, inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1984, se distingue par son style cubique, ses volumes décrochés et ses façades lisses en béton armé. Il comprend deux ailes asymétriques (6 et 9 niveaux) et abrite 14 appartements, dont deux ateliers en duplex. La cage d’escalier, protégée par une verrière signée Louis Barillet, et le hall redessiné par Mallet-Stevens illustrent l’audace esthétique de l’ensemble.
La rue Méchain, ancienne « ruelle des Capucins » (mentionnée dès 1672), doit son nom actuel à l’astronome Pierre Méchain (1806). L’immeuble de Mallet-Stevens, en fond de parcelle, a nécessité une reprise du hall de l’immeuble sur rue pour harmoniser les accès. Ses portes en métal et verre, attribuées à Jean Prouvé, traversent le hall, tandis que l’escalier hélicoïdal, orné de mosaïques en pâte de verre noire, est un chef-d’œuvre fonctionnel. L’appartement-atelier de Tamara de Lempicka (active jusqu’aux années 1950) et les résidences successives de Gilles Caron, Robert Mandrou et Philippe Léotard soulignent son lien avec le monde artistique et intellectuel parisien.
Les protections successives (1984, 2019, 2021) concernent les façades, les toitures, les escaliers (dont celui de service avec monte-charge), les vitraux de Barillet, et les éléments ajoutés par Mallet-Stevens, comme la marquise et les portes en acajou. La rue Méchain, proche de l’Observatoire de Paris et de l’hôpital Cochin, incarne aussi l’histoire industrielle et religieuse du quartier, avec l’ancienne Imprimerie Union (1925–1995) et la maison mère des sœurs de Saint-Joseph de Cluny (depuis 1870).