Frise chronologique
1750 (environ)
Construction de l’hôtel de Soubise
Construction de l’hôtel de Soubise
1750 (environ) (≈ 1750)
Ancien bâtiment remplacé par les immeubles Sommier.
1780
Rénovation par Jacques Cellerier
Rénovation par Jacques Cellerier
1780 (≈ 1780)
Modernisation avant sa destruction en 1825.
1825
Destruction de l’hôtel de Soubise
Destruction de l’hôtel de Soubise
1825 (≈ 1825)
Percement de la rue de Castellane.
1858–1860
Construction des immeubles Sommier
Construction des immeubles Sommier
1858–1860 (≈ 1859)
Dirigée par Le Soufaché pour Pierre-Alexandre Sommier.
1873
Naissance d’Edme Sommier
Naissance d’Edme Sommier
1873 (≈ 1873)
Fils d’Alfred, né au 20 rue de l’Arcade.
2018
Transformation en hôtel cinq étoiles
Transformation en hôtel cinq étoiles
2018 (≈ 2018)
Par Richard de Warren de Rosanbo.
décembre 2023
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques
décembre 2023 (≈ 2023)
Façades, toitures et salons classés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes des immeubles Sommier, situés 20 et 22 rue de l’Arcade, sur les parcelles n° 129 et 130, figurant au cadastre section BS, tel que délimité sur les plans annexés à l’arrêté : les façades et toitures du corps postérieur et de ses ailes sur jardin, avec les deux escaliers extérieurs sur cour, le vestibule et l’escalier de la partie postérieure du 20, les deux salons sur jardin et le salon sur cour du rez-de-chaussée du corps postérieur du 20, les deux salons sur jardin du rez-de-chaussée du corps postérieur du 22, les deux salons du deuxième étage du corps antérieur du 20, actuellement chambres 203 et 205 : inscription par arrêté du 14 décembre 2023
Personnages clés
| Pierre Contant d'Ivry - Architecte du XVIIIe siècle |
A conçu l’hôtel de Soubise original. |
| Jacques Cellerier - Architecte des Lumières |
Modernisa l’hôtel en 1780. |
| Pierre-Alexandre Sommier - Raffineur de sucre et commanditaire |
Fit construire les immeubles en 1858–1860. |
| Joseph-Michel Le Soufaché - Architecte du Second Empire |
Conçut les immeubles Sommier. |
| Alfred Sommier - Propriétaire et restaurateur de Vaux-le-Vicomte |
Vécut au 20 rue de l’Arcade jusqu’en 1873. |
| Edme Sommier - Héritier de la famille |
Né dans l’immeuble en 1873. |
| Richard de Warren de Rosanbo - Descendant et investisseur |
Transforma l’hôtel en palace en 2018. |
Origine et histoire
Les immeubles Sommier, situés au 20 et 22 rue de l’Arcade dans le 8e arrondissement de Paris, remplacent l’ancien petit hôtel de Soubise, édifié au XVIIIe siècle par Pierre Contant d’Ivry pour le maréchal de Soubise. Ce dernier, mis au goût du jour en 1780 par Jacques Cellerier, fut rasé en 1825 pour le percement de la rue de Castellane. La parcelle fut acquise par Pierre-Alexandre Sommier, raffineur de sucre, qui y fit construire deux immeubles entre 1858 et 1860 sous la direction de l’architecte Joseph-Michel Le Soufaché.
L’ensemble, de style haussmannien inspiré du XVIIIe siècle, se compose d’un corps antérieur sur rue et d’un corps postérieur entre cour et jardin, reliés par des ailes symétriques. Les décors intérieurs, notamment les salons du rez-de-chaussée, allient rocaille et néoclassicisme, avec des peintures copiant des œuvres de Lorrain, Boucher ou Trémolières. Alfred Sommier, fils de Pierre-Alexandre, y vécut jusqu’en 1873 avant d’acquérir le château de Vaux-le-Vicomte, qu’il restaura.
Le 20 rue de l’Arcade, resté dans la famille Sommier, a été transformé en 2018 en un hôtel cinq étoiles par Richard de Warren de Rosanbo, descendant d’Alfred Sommier. Les façades, toitures, escaliers et salons historiques sont protégés depuis décembre 2023 au titre des Monuments Historiques. L’architecture reflète l’opulence du Second Empire et l’influence des hôtels particuliers du siècle précédent.
L’hôtel Alfred Sommier, aujourd’hui accessible au public, conserve des éléments originaux comme les escaliers en pierre à rampe métallique et les plafonds peints. Son emplacement, entre l’église de la Madeleine et le boulevard Haussmann, en fait un témoignage du Paris aristocratique et bourgeois du XIXe siècle.
Les immeubles illustrent la transition entre l’héritage architectural du XVIIIe siècle et les innovations haussmanniennes, tout en incarnant l’ascension sociale des familles industrielles comme les Sommier, liés à l’industrie sucrière et à la restauration du patrimoine français.