Crédit photo : photography taken by Christophe.Finot - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1796
Fondation de l'imprimerie
Fondation de l'imprimerie
1796 (≈ 1796)
Création par Jean-Charles Pellerin, maître cartier.
1850 (vers)
Introduction de la lithographie
Introduction de la lithographie
1850 (vers) (≈ 1850)
Rvolution des techniques d'impression.
24 avril 1986
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
24 avril 1986 (≈ 1986)
Protection du bâtiment et machines.
15 avril 1987
Classement des machines
Classement des machines
15 avril 1987 (≈ 1987)
23 machines anciennes protégées.
23 octobre 1991
Classement des bois gravés
Classement des bois gravés
23 octobre 1991 (≈ 1991)
1 344 bois gravés classés.
2014
Reprise par des investisseurs
Reprise par des investisseurs
2014 (≈ 2014)
Nouveau départ avec la SEM d’Épinal.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Imagerie Pellerin (bâtiments et machines qu'ils renferment) (cad. AW 77) : inscription par arrêté du 24 avril 1986
Personnages clés
| Jean-Charles Pellerin - Fondateur de l'imprimerie |
Maître cartier, créateur en 1796. |
Origine et histoire
L’Imagerie d’Épinal trouve son origine en 1796, lorsque Jean-Charles Pellerin, maître cartier, fonde une imprimerie artisanale spécialisée dans les images gravées sur bois (xylographie). Le contexte local est alors favorable : présence d’artisans cartiers, de dominotiers, de ressources forestières pour le papier, et d’une tradition familiale. Les premières images, imprimées à la presse à bras dite « Gutenberg », sont ensuite colorisées à la main via des pochoirs. Cette production, initialement marginale, se développe progressivement pour devenir une industrie emblématique.
Vers 1850, l’arrivée de la lithographie révolutionne les techniques d’impression, permettant des créations plus variées et colorées. Bien que les images d’Épinal ne représentent que 2 % du marché des images colportées en 1860, l’imprimerie diversifie sa production : propagande napoléonienne (1829-1845), devinettes, poupées de papier, ou soldats, reflétant l’évolution des attentes sociales, notamment vers un public enfantin influencé par les idées rousseauistes. La rivalité avec l’imprimerie Pinot (1861-1888) stimule son expansion.
Au XXe siècle, l’Imagerie d’Épinal atteint une renommée mondiale avec des produits comme les pantins, théâtres de papier, ou sujets militaires pendant la Première Guerre mondiale. Malgré un déclin dans les années 1980, dû à la concurrence des nouveaux loisirs, l’entreprise est sauvée en 1984 par des actionnaires locaux. Elle devient un écomusée en 1989, abandonnant ses techniques historiques au profit de méthodes modernes. En 2014, une reprise par des investisseurs privés et la SEM d’Épinal relance le site, qui obtient le label Entreprise du Patrimoine Vivant.
Le bâtiment, inscrit aux Monuments Historiques en 1986, abrite 23 machines anciennes (dont des presses à bras des années 1830-1900), 1 344 bois gravés classés depuis 1991, et près de 7 000 pierres lithographiques. Ces collections, propriété de la Ville d’Épinal depuis 2026, témoignent d’un patrimoine industriel et artistique unique. Bien que les ateliers soient actuellement fermés pour rénovation, le catalogue reste accessible en ligne, perpétuant l’héritage des images populaires.
L’imprimerie Pellerin illustre ainsi l’évolution des techniques d’impression, des métiers artisanaux vers l’industrialisation, tout en marquant la culture visuelle française. Son histoire reflète aussi les mutations économiques et sociales, depuis la révolution industrielle jusqu’à la préservation patrimoniale contemporaine.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du musée ci-dessus.